Le gouvernement vient d’engager les procédures financières nécessaires à la réalisation de 41 nouvelles zones industrielles totalisant plus de 8 000 hectares à travers 34 wilayas du nord et du sud du pays. A ce titre, 30 zones industrielles ont bénéficié d’une dotation financière globale de 99 milliards de dinars

pour le lancement immédiat de leur réalisation qui sera parachevée en 2019. Parallèlement, 11 projets de zones industrielles se sont vu allouer un montant global de 620 millions de dinars pour l’élaboration des études, étape qui sera suivie du lancement de leur réalisation avec une dotation financière appropriée. Toutes ces 41 zones industrielles seront réalisées sous la direction des walis territorialement concernés. A cela s’ajoutent 7 autres zones industrielles en cours de réalisation sous la direction de l’Aniref. Au total, ce seront donc près de 10 000 hectares de foncier industriel aménagé qui seront mis à la disposition des investisseurs à travers l’ensemble du territoire national. Il est à noter que, conformément aux dispositions de la loi et aux instructions du président de la République, l’ensemble de ces zones industrielles seront réalisées en dehors des terres agricoles. Evidemment, ces mesures vont contribuer à régler, en partie, l’éternel et lancinant problème du foncier. Les gouvernements successifs se sont attaqués à cette complexe question. Sans grand succès. On s’en souvient, en 2015, lors de la tripartite tenue à Biskra, Abdelmalek Sellal, alors Premier ministre, avait assuré que le problème du foncier serait « définitivement résolu d’ici six mois ». Trois ans plus tard, le pays dispose toujours de loi molle en matière foncière. Les contraintes liées au foncier sont toujours là. Et, les chefs d’entreprise s’en plaignent. Le tableau d’ensemble est loin d’être satisfaisant. L’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, lui, ne pouvait pas dire qu’il n’y avait rien à signaler. Il avait rendu publique une foultitude de chiffres sur les réserves foncières en jachère. Il avait en fait exposé au grand jour le gâchis de politiques antérieures. Sous sa direction, il avait été procédé à l’examen des résultats de l’évaluation de la situation des zones industrielles et des zones d’activités, réalisée par les soins du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et de celui de l’Industrie et des Mines. Cette évaluation avait fait ressortir l’existence de 11 600 hectares de réserves foncières destinées à l’investissement en situation de non exploitation, dont 13 977 parcelles couvrant une superficie de 5 530 ha non attribuées se composant de 2 773 ha au niveau des zones industrielles et de 2 757 ha au niveau des zones d’activités. Cette évaluation avait également fait ressortir l’existence de15 140 parcelles destinées à l’investissement, attribuées mais non exploitées, couvrant une superficie de 6 132 ha réparties entre 3 183 ha de zones industrielles et 2 949 ha de zones d’activité. L’actuel Exécutif a souligné, lui, dans son plan d’action, qu’il y a urgence à agir et à trouver des solutions au problème foncier. Il est en train d’y apporter un début de solution.