Les travaux de réalisation de tous les projets d’investissement, publics ou privés, inscrits à l’indicatif de la wilaya de Tizi-Ouzou, doivent être lancés « au plus tard le 15 novembre », a lancé le wali. Abdelhakim Chater

, qui effectuait jeudi une visite de travail dans les communes de la daïra de Tizi-Gheniff, précédée par des sorties pour l’inspection de certains projets dans les daïras de Ouaguenoune et Azazga et des projets structurants de la wilaya, a annoncé que « toutes les opérations qui ne seront pas effectivement lancées sur le terrain à date échue, seront annulées et réaffectées ». M. Chater, qui a été informé et a eu l’occasion de constater sur le terrain le retard dans la réalisation de certaines opérations, à l’instar d’un projet de 16 logements dans la commune de Mkira (daïra de Tizi-Gheniff), qui tardent à voir le jour, a exigé que des mises en demeure soient adressées aux entreprises défaillantes et aux bureaux d’études chargés du suivi des chantier en difficulté, observant qu’en cas de défaillance la responsabilité est « solidairement partagée entre les bureaux d’études et l’outil de réalisation ». Cette échéance du 15 novembre prochain s’appliquera aussi aux porteurs de projets qui ont bénéficié de lots de terrain au niveau des zones d’activité de la wilaya. « Ces derniers doivent lancer les travaux de réalisation de leurs unités industrielles au risque de se voir retirer les assiettes qui leur ont été attribuées afin qu’elles soient réaffectées à d’autres porteurs de projet », a averti le wali. Cette décision vise à accélérer la cadence du développement au niveau local et à rappeler aux investisseurs le respect de délais contractuels. L’objectif essentiel de cette démarche étant l’amélioration du cadre de vie des citoyens en leur permettant des programmes d’investissement (structures de santé, de jeunesse et de l’éducation, logement, accès au gaz, eau et électricité et à l’emploi) dans les meilleurs délais, a souligné le chef de l’Exécutif local. La réalisation des projets d’investissements privés dans le secteur économique permettra de créer des emplois ainsi que de la richesse dans les communes où ils sont implantés, a ajouté M. Chater. Il a invité les présidents des Assemblées populaires communale de la wilaya, notamment celles qui ne disposent pas de foncier du domaine public, à constituer un portefeuille foncier par l’achat de terrains auprès du privé. Le budget de wilaya sera mis à contribution dans cette opération afin d’aider les communes à acheter ces terrains et à constituer leurs réserves foncières dans la perspectives d’y implanter des projets d’utilité publique ou d’investissement économique, a-t-il précisé. Il a invité également les élus à s’impliquer davantage et avec plus de force dans leur mission de maire-manager.