Avant-hier, face à la Sierra Leone (0-0), l’équipe nationale a déjoué. Notamment en première mi-temps. Le déséquilibre du bloc était, en grande partie, dû à la défaillance au cœur du jeu. Le trio Belkebla-Brahimi- Feghouli n’a pas pu compenser les absences préjudiciables de Ramiz Zerrouki (forfait) et Ismaël Bennacer (suspendu).

Par Mohamed Touileb
Après avoir débuté avec un Onze à vocation très offensive, Djamel Belmadi ne s’est pas résolu à revoir son plan d’attaque. Clairement, le sélectionneur n’a pas su trouver le juste milieu. Et c’est de là que les problèmes ont commencé. Que ce soit pour l’animation du jeu ou dans les transitions défensives, le déréglage était évident. Le milieu de terrain semblait dégarni sur de nombreuses séquences. Surtout en première période. En l’absence de Ramiz Zerrouki, inapte pour jouer, et Ismaël Bennacer, qui devait purger sa suspension pour cumul de cartons, Djamel Belmadi se devait de trouver un milieu de terrain homogène pour garder l’équilibre du bloc. Il a donc décidé de débuter avec la triplette inédite Belkebla-Brahimi-Feghouli. Un choix finalement infructueux.

Sans sentinelle, c’est compliqué
Pour Feghouli, il revenait de blessure et a semblé manquer de rythme alors que Brahimi n’a pas pu s’acquitter parfaitement de son rôle défensif dans le repli. Quant à Belkebla, il s’est souvent retrouvé seul face à deux joueurs en plus d’avoir montré des difficultés à faire les tâches de sentinelle quand c’était nécessaire. Dès lors, le déséquilibre était presque sur chaque transition offensive adverse tout comme pour les seconds ballons.
Malgré cela, le driver de l’EN n’a pas procédé à des changements à la pause. Certes, «El-Khadra» a retrouvé un peu de couleur en seconde période. Mais ceux qui ont regardé le match peuvent constater que les substitutions étaient tardives quand on voit ce que Bendebka a pu apporter après son entrée en jeu. Cela confirme, quelque part, que le plan d’attaque initial n’était pas des plus judicieux. Malgré cela, Belmadi n’a pas daigné procéder à des substitutions. Il y avait une sorte d’obstination qui frôle l’entêtement. Le coach Dz a insisté sur ses idées de départ sans que cela donne le résultat escompté. D’autant plus qu’on n’a pas ressenti la force d’attaque que la composante était censée conférer. On ne va pas lui reprocher l’équipe avec laquelle il a lancé la campagne.

Expérimentation non concluante
En revanche, on peut penser que la tendance à ne pas admettre certaines erreurs et à les corriger à la première opportunité lui a porté préjudice à lui et à la sélection. Pour anticiper tout cela, l’architecte du sacre continental de 2019 en Egypte a indiqué, en conférence d’après-match, que «c’est facile après un match de se dire on aurait pu opter pour d’autres joueurs ou d’autres options tactiques. Mais c’est plus compliqué que ça».
En tout cas, ce qui est sûr c’est que les retours de Bennacer et Zerrouki ne peuvent que le soulager pour les deux prochaines sorties qui deviennent vitales. D’abord, il y aura le second test face à la Guinée équatoriale, le 16 janvier. Ensuite, ce sera le choc face à la Côte d’Ivoire, quatre jours plus tard. Il n’y a plus de marge d’erreur ni la possibilité d’expérimenter. La doublette médiane habituelle devrait redonner de l’aplomb.