Le wali de Ghardaïa Azzedine Mechri n’a pas hésité à répondre à l’appel de détresse, lancé et relayé à travers le tube cathodique par une chaîne de télévision privée, par deux frères, El Garoui Ahmed et Djelloul, la trentaine et la quarantaine,

atteints lourdement par la maladie et vivant dans des conditions épouvantables dans un taudis du quartier Benomrane, à la périphérie de la ville des thermes, Zelfana, à 70 km au sud du chef-lieu de Ghardaïa. Dès que l’enquête sociale, ordonnée par le wali, a confirmé la véracité de la situation sociale des deux frères, il a ordonné au directeur de l’OPGI de la wilaya de Ghardaïa d’attribuer en extrême urgence un logement neuf aux deux frères. Ce qui fut fait sur le champ puisque ces derniers ont été relogés dans un F3, flambant neuf dans le quartier de la Concorde civile (Mossalaha), en plein centre ville de Zelfana, avec établissement d’une décision commune d’attribution de logement aux noms des deux frères El Garoui. Ne s’arrêtant pas là, le wali ordonne, en ces journées glaciales d’hiver, d’équiper le logement en literie, matelas, couvertures et réchaud à gaz de ville. La cité n’étant pas encore raccordée au réseau de gaz de ville, le réchaud a été rapidement remplacé par un radiateur électrique, permettant ainsi aux deux frères de passer l’hiver au chaud. D’autre part, un pécule conséquent, dégagé sur le fonds social de la wilaya, leur a été octroyé et remis à un autre de leurs frères, chargé de leurs soins et entretien, pour faire face aux dépenses, notamment l’achat de médicaments. Des instructions fermes ont été données aux services de l’action sociale de la wilaya de Ghardaïa de rendre visite périodiquement aux frères pour s’enquérir de leur état de santé et de leurs besoins élémentaires. Energique et prompte intervention, fortement saluée par toute la population de la wilaya de Ghardaïa et particulièrement par celle de la commune de Zelfana, qui apprécie à sa juste valeur ce geste de solidarité et de secours exprimé concrètement -et le mot n’est pas assez fort- par Azzedine Mechri, le wali de Ghardaïa, qui a tout fait pour que celle-ci reste discrète, mais la presse en a eu vent et en a fait un large écho. Pour rappel, ce n’est pas son premier geste de secours et de solidarité envers des citoyens faisant partie de la frange fragile de la population -et certainement pas le dernier de la part de ce commis de l’Etat, au grand cœur, toujours proche de ses administrés, qui n’a de cesse d’appeler la presse et les citoyens à « divulguer discrètement » aux autorités les cas sociaux difficiles. On se rappelle des aides envers cette famille de Berriane et un malade, à El Menéa, qui ont bénéficié, en sus d’une certaine somme d’argent, d’une aide conséquente et de tout un lot d’équipements pour leurs domiciles. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg, car tout le monde sait que plusieurs interventions sont faites sous le couvert de la discrétion et de l’anonymat, surtout pour protéger la dignité de ceux qui les reçoivent. « Encore une fois, je vous demande de nous aider à aider ce type de personnes et de familles vivant dans la précarité. Nous avons les moyens et la volonté de venir à leur secours. C’est un devoir pour nous et un droit pour eux. Vous êtes nos yeux à travers la population », a-t-il encore une fois sollicité la presse lors d’une de ses dernières rencontres avec les médias.
O. Y.