Jeudi dernier, les Etats-Unis ont annoncé jeudi avoir « éliminé » au Yémen Qassem al-Rimi, chef yéménite d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Sous la direction d’al-Rimi, Aqpa a perpétré « des violences inqualifiables contre des civils au Yémen et a cherché à perpétrer et inspirer de nombreuses attaques contre les Etats-Unis et nos forces », selon un communiqué de la Maison Blanche. La mort de Qassem al-Rimi « affaiblit davantage Aqpa et le mouvement mondial Al-Qaïda et cela nous rapproche de l’élimination des menaces que ces groupes posent à notre sécurité nationale », ajoute la même source.
Selon l’exécutif américain, al-Rimi avait rejoint Al-Qaïda dans les années 1990, travaillant en Afghanistan pour Oussama Ben Laden, responsable des attentats du 11 septembre 2001 commis aux Etats-Unis. Aqpa a profité de l’affaiblissement du pouvoir central au Yémen pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays, ravagé par la guerre depuis mars 2015.
Le groupe Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) avait revendiqué la fusillade perpétrée début décembre dans une base militaire américaine à Pensacola, en Floride, ayant tué trois marins, selon un communiqué dimanche du centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.
Les frères Chérif et Saïd Kouachi, auteurs de l’attaque le 7 janvier 2015 au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris, s’étaient réclamés d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.