L’envoyé spécial des Nations Unies au Yémen, Martin Griffiths, s’est rendu dans la capitale saoudienne, Ryadh, pour discuter des moyens d’instaurer un cessez-le-feu dans le pays. Le porte-parole des Nations Unies, Stéphane Dujarric, a déclaré aux journalistes au siège de l’organisation internationale à New York que Griffiths est arrivé à Ryadh lundi soir, dans le cadre du renforcement des «efforts pour parvenir à un cessez-le-feu à l’échelle nationale, l’allègement des souffrances du peuple yéménite et la reprise du processus politique», rapporte le site internet des Nations Unies, ce mardi. La même source a ajouté qu’«il est prévu que Griffiths se réunisse dans les prochains jours avec des responsables et des diplomates yéménites et saoudiens», sans donner de détails supplémentaires. La visite de Griffiths intervient à l’issue d’une série d’escalades militaires sur plusieurs fronts yéménites, en particulier dans la province de Marib (est). Depuis 16 jours, les membres du mouvement «Ansarullah» (Houthis) intensifient leurs attaques contre la province de Marib (est du Yémen), bastion des forces gouvernementales, et riche en ressources pétrolières et gazières. Dans un autre contexte, l’Union européenne a salué, lundi, l’engagement rigoureux des Etats-Unis à mettre fin à la guerre en cours au Yémen depuis près de 7 ans.
L’information émane d’une réunion conjointe des ambassadeurs de l’Union européenne au Yémen avec l’envoyé spécial américain Tim Lenderking, dont le compte rendu a été publié sur le compte Twitter de la mission de l’Union européenne au Yémen. «Les ambassadeurs ont discuté des domaines de coopérations possibles entre l’Union européenne et les Etats-Unis pour atteindre cet objectif», a ajouté la délégation sans donner de plus amples détails.
La guerre au Yémen en cours pour la septième année consécutive a coûté la vie à 233 000 personnes, tandis que 80% de la population, d’environ 30 millions de personnes, dépend de l’aide pour survivre dans la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations unies. La situation s’est encore compliquée avec l’intervention de l’Arabie saoudite en 2015, dirigeant une Coalition arabe qui mène des opérations militaires. n