PAR MILINA KOUACI
La start-up algérienne Yassir a annoncé, lundi, avoir levé environ 150 millions de dollars pour financer son expansion en Afrique et dans le monde.
La plateforme fondée en 2017 a débuté en fournissant uniquement à sa clientèle des taxis sur commande avec des chauffeurs à disposition. Mais très vite, la start-up a connu un succès et a multiplié sa présence dans la plupart des villes d’Algérie. Dans le sillage de cette progression géographique, elle a augmenté sa gamme de produits, en proposant aux clients des services de livraisons à domicile. Selon ses promoteurs, cette évolution s’est traduite par une augmentation d’emplois créés et aussi une nouvelle levée de fonds.
La start-up a indiqué, dans un communiqué, avoir «levé 150 millions de dollars en financement de série B auprès d’investisseurs mondiaux de premier plan». «L’investissement a été mené par BOND, l’une des plus grandes firmes de capital-risque de Silicon Valley, avec la participation de Y Combinator, le plus grand accélérateur de startups au monde, DN Capital, Dorsal Capital, Quiet Capital et Stanford Alumni Ventures, ainsi que d’autres investisseurs existants et stratégiques», selon la même source.
Rappelant avoir déjà levé «193,25 millions de dollars au cours des cinq années» qui ont suivi son lancement, Yassir affirme être devenue après la levée de fonds annoncée lundi «la start-up la plus valorisée d’Afrique du Nord et l’une des sociétés les plus valorisées d’Afrique et du Moyen-Orient».
«Avec cette dernière levée de fonds, Yassir prévoit d’étendre sa portée dans la région», a-t-elle ajouté dans le communiqué. «Nous sommes impatients d’étendre notre présence dans d’autres zones géographiques pour devenir la première SuperApp à être adoptée en masse», a déclaré Noureddine Tayebi, fondateur et PDG de Yassir, cité dans le communiqué.
La société, qui opère via une application 100% algérienne, est aujourd’hui présente dans 6 pays et 45 villes, où elle affirme être utilisée par plus de 8 millions d’utilisateurs. Populaire dans la région du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) et dans certaines parties de l’Afrique francophone.
«Nous sommes très ambitieux. Le but est de créer la plus grande entreprise de technologies, pas seulement en Afrique mais au monde. Pour l’atteindre, il faut être sur pas mal de marchés régionaux, continentaux et au niveau mondial», avait affirmé M. Tayebi à l’AFP en avril dernier. n