Un Consortium de sociétés de conseil, adossé à un panel d’experts, notamment dans le domaine des finances, organise le premier symposium international sur la place financière algérienne, du 3 au 5 avril prochain, à la Safex aux Pins-Maritimes à Alger, a annoncé hier Abderrahmane Benkhalfa, consultant indépendant et président du panel, lors d’une conférence.

Cette manifestation grand public «constituera une tribune pour faire connaître les avancées et les stratégies des acteurs de la place en la matière», a-t-il dit. La rencontre, qui sera ouverte au grand public avec accès gratuit et libre, est organisée avec l’appui des banques, des compagnies d’assurances et de certaines sociétés spécialisées, dont Ooredoo. Elle se déroulera sous forme d’exposition couplée à trois colloques et des conférences spécialisées qui porteront sur plusieurs thèmes, à savoir le marché bancaire et la finance islamique, le développement des assurances, ainsi que le règlement électronique et la monétique de paiement, retient-on des informations données lors de la conférence, qui a été suivie d’un débat concernant ce sujet. Abderahmane Benkhalfa a déclaré que la finance islamique et la modernisation des services financiers, à travers notamment l’e-paiement, seront les sujets «phares » lors du symposium. «Il s’agit d’un évènement professionnel qui vise à diffuser et vulgariser la culture financière et bancaire, au moment où les différents intervenants de la place engagent des stratégies vigoureuses d’élargissement du périmètre de bancarisation de l’économie et d’inclusion des ressources financières disponibles», ajoutant que «la finance islamique reste une novation qui vient enrichir le catalogue des produits» dans le domaine de la finance.
Il a notamment souligné l’importance de mettre en «cohérence la finance conventionnelle non spéculative avec la finance islamique en évolution. Les finances classique et islamique doivent coexister sur la place algérienne, mais les deux doivent être contrôlées de la même manière et régies avec le même encadrement juridique».
Dans le même sillage, l’intervenant fait savoir que «pour le domaine des assurances, il sera question des produits ordinaires mais aussi des produits Takafoul. Les produits d’assurances non obligatoires seront abordés eux aussi ainsi que les sujets liés aux adaptations qui permettent de faire coexister la finance conventionnelle et islamique».
Outre ces sujets, le symposium abordera aussi d’autres très pointus liés surtout à l’engineering et aux aspects technologiques. C’est dans ce sens que des thèmes comme le paiement électronique, la numérisation et les modes d’information ainsi que l’engineering des systèmes monétaires, vont être abordés dans le cadre de ce qu’on appelle un «écosystème», qui inclut aussi les opérateurs de la téléphonie, explique encore le consultant et ex-ministre des Finances. « La place financière algérienne est en pleine construction. Durant ce symposium, la présence des sociétés d’assurances sera forte du moment où les marchés d’assurances restent les plus grands du monde». Abderrahmane Benkhalfa croit aussi que la prochaine étape dans notre pays concerne «la régulation des marchés. Une partie de l’inflation vient des comportements spéculatifs. Les réformes qui se font dans le domaine de la finance s’opèrent également sur l’enrichissement du catalogue des produits ainsi que le travail des banques et des sociétés d’assurances dans le volet numérisation et digitalisation ». Ainsi selon M. Benkhalfa, cette manifestation a été conçue de manière à valoriser l’intégration de la place financière en s’appuyant surtout sur des alliances stratégiques entre les banques et les assurances, estimant que l’avenir des autres secteurs d’activités économiques, à l’instar de l’agriculture et l’industrie, qui commencent à générer de la valeur ajoutée, est lié au développement d’une économie de services, notamment avec la généralisation de la digitalisation et les systèmes d’information.