Les perspectives d’un retour d’activité des agences de voyages et de l’hôtellerie continuent de s’assombrir. Pour les opérateurs de ces filières tantôt en sous-régime, tantôt à l’arrêt complet, les prochains mois seront périlleux dans le cas où la situation de crise sanitaire persiste .

Les perspectives d’un retour d’activité des agences de voyages et de l’hôtellerie continuent de s’assombrir. Pour leurs patrons, et dans le cas où la situation de crise persiste, les prochains mois seront périlleux car tout à fait convaincu que la reprise, aussi minime soit-elle, s’éloigne de plus en plus. Ils se demandent donc s’il ne reste plus qu’à baisser rideau ou carrément changer d’activité à leur grand regret. C’est en tout cas ce que n’ont pas hésité à confier certains de ces professionnels, réunis hier au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) à l’occasion de la tenue du 2e congrès de la Fédération nationale des agences de voyages et de l’hôtellerie. Il est, certes, indéniable que les agences de voyages et hôtellerie sont les deux secteurs qui ont été les plus fragilisés par la crise sanitaire de la pandémie du coronavirus, la Covid-19. Les mesures de confinement induites ont plombé leurs activités depuis huit mois plongeant les professionnels de ces secteurs de services dans un grand désarroi. Mais, selon le secrétaire général de l’UGCAA, Hazab Ben Chahra, ce sont surtout les agences de voyages de création récentes et les nouveaux hôtels qui sont les plus à plaindre. Ce dernier, approché par Reporters hier, à l’issue du congrès, ajoutera dans ce sens : «Le retour d’activité dans ces deux secteurs reste improbable au risque que le virus Covid-19 continue de circuler, emportant sur son passage des dizaines de personnes et affectant des centaines.» Le secrétaire général indique par ailleurs que «les participants à ce congrès sont en grande majorité conscients qu’il leur faut prendre avec beaucoup de patience la dure situation qu’ils traversent comme le font leurs homologues d’autres pays. Et de réaliser également que c’est toute l’industrie mondiale de l’hôtellerie et des voyages qui est à l’arrêt». Le secrétaire général rapporte également que l’UGCAA regroupe près de 130 professionnels des secteurs de voyages et de l’hôtellerie et où leurs représentants à ce 2e congrès ont à l’unanimité tenu à transmettre tout ce dont les professionnels traversent comme difficultés et faisant savoir aux congressistes que la liste des cessations d’activités, déposée auprès des services du Centre nationale du registre de commerce, ne cesse de s’allonger. «C’est une conséquence prévisible quand on sait que les patrons doivent payer un loyer pour le local, des employés dans les délais fixés. Du côté des hôtels, c’est la mise à l’arrêt de bon nombre d’employés. Certains patrons d’hôtels se sont retrouvés contraints de ne garder que le strict minimum de leur personnel afin de maintenir en activité leur établissement malgré l’absence d’une clientèle en nombre suffisant qui puisse assurer tout au moins un équilibre financier dans la gestion de leur hôtel.
A propos du congrès, le secrétaire général de l’UGCAA fera savoir qu’un nouveau président et un nouveau bureau ont été élus pour un mandat de cinq années non sans avancer que «leur mission ne sera pas de tout repos «eu égard à la crise que traverse leur secteur». Et de poursuivre dans ce sens : «La nouvelle équipe dirigeante de la Fédération devra en priorité s’atteler à appeler le gouvernement en place à se pencher sur la situation de leur secteur. Du moins, suspendre les charges fiscales. En clair, mettre en place un moratoire.» Il a enfin révélé que son Union compte élever à près de 500 le nombre d’adhérents issus des secteurs du voyage et de l’hôtellerie. Ce qui ne paraît pas très évident compte tenu, comme indiqué plus haut, du vent de cessation d’activité qui souffle dans ces deux secteurs. n