Ce sont des centaines de ressortissants algériens encore bloqués à l’étranger depuis la fermeture des frontières aériennes suite à la pandémie de la Covid-19, qui espèrent regagner le pays au plus vite après des mois de galère et d’attente d’éventuels vols…

Devant cette situation, la compagnie nationale aérienne Air Algérie continue dans cette démarche de rapatriement. Preuve en est le pavillon national a mis les bouchées doubles en programmant une série de vols internationaux en exécution depuis le 5 décembre dernier et qui s’étalera jusqu’au 19 du même mois pour un total de 24 vols. Ce qui au demeurant ne va, certes, pas suffire à ramener tous les concernés. Une insuffisance sur laquelle le ministre des Transports Lezhar Hani est resté muet. C’était lors de son passage hier au forum de la Radio nationale Chaîne I. Ce dernier s’est contenté de réitérer que la décision de reprendre les vols internationaux relève des prérogatives des hautes autorités du pays, «après consultation du Comité scientifique chargé de l’évolution de l’épidémie de coronavirus», a précisé le ministre. Sur le volet abordé lors de cette émission radiophonique, la création d’une compagnie de transport aérien intérieur, l’invité du forum a souligné que ses services sont en train d’étudier la question avec la compagnie nationale Air Algérie non sans rapporter dans ce sens : «Air Algérie pourra être actionnaire dans le capital de la future compagnie qui se consacre uniquement au transport intérieur.»
Notons que le ministre est revenu sur la question des pertes engendrées par l’épidémie de coronavirus sur la compagnie aérienne nationale évaluées à 40 milliards de dinars, selon lui. Toutefois, le premier responsable du secteur des transports juge qu’avec le retour des vols du réseau domestique «les pertes seront moindres qu’auparavant». Toujours à propos des pertes causées par la pandémie et concernant le transport maritime, Lazhar Hani a avancé un montant de près de 8 milliards de dinars. A propos du transport maritime, le ministre a avoué que les ports commerciaux du pays ont un besoin urgent de moderniser leurs équipements servant au transbordement et à l’embarquement des conteneurs. «Des équipements souvent obsolètes qui freinent l’activité des ports et par ricochet font monter la facture du fret maritime. Et de lancer dans ce sens : «La facture relevant de la surestarie atteint des sommets inimaginables. C’est pourquoi il est devenu impératif de réduire le temps de passage des conteneurs dans nos ports en donnant la priorité à la modernisation des équipements.» Autre point soulevé, celui du transport des voyageurs inter wilayas. Le ministre a une nouvelle fois martelé que «la décision relève des prérogatives des hautes autorités du pays». Cependant, il a tenu à préciser que son département a déjà accordé les autorisations d’exploitation pour les bus inter-wilayas, en attendant la décision des autorités pour la reprise de l’activité. Dernier volet abordé celui du transport de masse sur rail à savoir le train et le métro. Le ministre a affirmé que son département a conclu un accord avec le ministère de l’Enseignement supérieur pour le transport des étudiants dans les alentours de la capitale. «Cet accord n’attend plus que le feu vert du Premier ministre», a-t-il indiqué. Concernant le métro et les trains de grande ligne, Lazhar Hani a indiqué enfin : «La SNTF et l’Entreprise du métro d’Alger se préparent pour la reprise des trains et des rames.» n