Par Bouzid Chalabi
La cadence des vols entre l’Algérie et la France va s’amplifier à partir de la semaine prochaine, dans la mesure où après plusieurs jours de négociations, les compagnies françaises (Air France et sa filiale low cost Transavia) et les autorités algériennes compétentes en la matière sont arrivées à un terrain d’entente.
En effet, selon le site visa Algérie.dz, qui rapporte l’information, Air France et sa filiale ont annoncé avoir obtenu l’accord avec les autorités algériennes pour opérer leurs premiers vols commerciaux dès le 16 juin. Une information confirmée hier par Amine Andaloussi, porte-parole de la compagnie nationale. Par ailleurs, Transavia a informé de la mise en vente sur son site internet de son premier vol aller-retour entre Paris-Orly et Oran, le mardi 16 juin prochain. La compagnie low cost n’a pas fourni d’indications concernant le paiement des frais d’hébergement (33 000 dinars algériens, ou 250 euros). Transavia a toutefois confirmé que ses clients seront bien soumis à la quarantaine obligatoire de cinq jours en Algérie, comme ceux des autres compagnies aériennes qui opèrent déjà des vols commerciaux internationaux (Air Algérie, Turkish Airlines, Tunisair, Lufthansa et Alitalia).
Pour sa part, la compagnie aérienne Air France a annoncé le lancement de ses vols commerciaux avec l’Algérie. Deux vols sont prévus cette semaine, les 16 et 17 juin. «Nous vous confirmons qu’Air France a été autorisée à opérer, la semaine prochaine uniquement, deux vols commerciaux entre la France et l’Algérie dans le cadre d’un accord entre les deux pays. Ces vols seront en vente sur airfrance.fr et airfrance.dz prochainement», a indiqué Air France. Notons que jusqu’à dimanche dernier à 14 heures, les billets des deux premiers vols n’étaient toujours pas mis en vente sur le site de la compagnie aérienne française. Mais ces deux vols sont bien programmés, selon Aéroports de Paris (ADP).
Concernant les modalités de paiement des frais de quarantaine obligatoire en Algérie les deux compagnies françaises restent muettes sur le sujet en question. Sur ce dernier point, on apprend de visa-Algérie.com que les négociations entre les autorités algériennes compétentes et les compagnies françaises qui ont duré près de deux semaines ont buté sur plusieurs points dont les modalités de paiement du pack confinement des passagers. On apprend également de ces mêmes sources qu’ Air France et Transavia n’ont toujours pas signé de partenariat avec le groupe Hôtellerie Tourisme et Thermalisme (HTT), qui gère les hôtels publics réquisitionnés pour le confinement, ni avec l’Office national algérien du tourisme (Onat). «Si un accord n’intervient pas d’ici mercredi, les passagers devront payer au niveau des hôtels où ils seront confinés», mentionne visa-Algérie.com. Toujours à propos des frais du pack de confinement, il faut savoir que l’entrée en vigueur de la réouverture partielle des frontières, Air Algérie a signé une convention avec le groupe Hôtellerie Tourisme et Thermalisme tandis que d’autres compagnies étrangères à l’image de Turkish, Lufthansa et Tunisair, ont conclu un accord avec l’Onat pour organiser le paiement du pack confinement des passagers.
Pour revenir à l’annonce du rajout de deux vols hebdomadaires entre la France et l’Algérie, c’est en tout cas une bonne nouvelle pour tous ceux et celles parmi nos ressortissants vivant en France pressés de rejoindre le pays après plus d’une année sans pouvoir le faire. Ainsi, ils auront donc le choix de réserver dans l’une ou l’autre de ces trois compagnies. Mais, toujours est-il que parmi ces derniers, ils seront nombreux à devoir encore patienter pour la simple raison que le nombre de places restent très limité par rapport à la forte demande de milliers de compatriotes dans l’attente de séjourner dans leur pays d’origine pour multiples raisons et qui n’ont d’autres alternatives que le transport aérien car celui maritime reste suspendu. Du coup, la demande va rester encore importante mais pourrait quelque peu régresser pour peu qu’il soit décidé d’augmenter la cadence. A ce propos, les autorités algériennes considèrent que, pour le moment, le retour des vols internationaux constitue un test décisif. Indiquant par la voie de la Commission nationale de veille et de suivi de l’évolution de l’épidémie du coronavirus (Covid-19) «pour qu’il y ait plus de vols internationaux, il faudrait d’abord que la première phase réussisse». On le saura à la fin du mois. n