L’ASW Béjaïa, qui a échappé de justesse à la relégation mais réussit jusqu’à maintenant un parcours sans faute en Coupe d’Algérie de volley-ball (dames), n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et veut prouver sa valeur et ajouter un nouveau titre à son riche palmarès, à l’occasion de la finale face au GS Pétroliers, aujourd’hui à Rouiba (Alger, 16h00).

Les filles du duo Moula Abderrazek et Linda Khelladi semblent, en effet, particulièrement déterminées et motivées pour renverser les pronostics défavorables émis à l’encontre de leur équipe. Car en face, d’aucuns considèrent que les Algéroises sont hors de portée, vu les moyens dont elles disposent et la richesse de leur effectif qui, faut-il le préciser, constitue l’ossature de l’Equipe nationale. Sur le papier donc, la messe est vite dite et la perspective d’une défaite des Pétrolières, à ce stade de la compétition, «relève quasiment de l’impossible», diront certains.
«Nous avons la volonté de gagner et nous entendons réaliser le match courage», dira Moula Abderrazek qui, bien que conscient de la difficulté de la mission, ne désespère pas de rééditer le coup de la demi-finale qui avait permis à ses volleyeuses de venir à bout de la solide équipe du NR Chlef (3-2), pourtant donnée largement favorite. Elles ont dû également écarter de leur chemin l’USA Akbou (3-2) en huitièmes et le WA Tlemcen (3-0) en quarts.
«L’équipe a trouvé après la qualification en finale un nouvel état d’esprit encore plus conquérant. Elle est solidaire et peut compter sur un effectif qui allie expérience et jeunesse», dira pour sa part l’adjointe Linda Khelladi qui souligne, à ce titre, le métier du duo Lahlah – Bounser dont l’attelage, à l’occasion, «peut faire des merveilles». La forme également de Soualmi Mélissa, une cadette promue en équipe fanion, constitue aussi un motif d’espoir, a contrario de l’état de forme de Kemmouche Zahra et de la première passeuse Atzi Latifa, deux pièces maîtresses qui restent incertaines à cause de blessures contractées lors du dernier regroupement de l’Equipe nationale.
Afin de se donner toutes les chances de succès, l’équipe, sans suivre une préparation spéciale, s’est «bunkerisée» à la Salle bleue de Béjaïa, où elle enchaîne les entraînements loin des regards indiscrets. «Nous avons fait ce choix pour leur (filles) éviter tout stress ou pression psychologique. Nous comptons jouer toutes nos chances en toute décontraction», soulignera Moula, qui estime qu’à ce stade, l’»équipe est déjà gagnante et un trophée au bout du parcours reste un vrai bonus».