Par Feriel Nourine
Depuis la publication des cahiers de charges portant sur l’activité d’importation de véhicules neufs par les concessionnaires et sur l’industrie automobile, le 17 novembre dernier, le projet d’installation d’un réseau national de bornes électriques fait de nouveau parler de lui. L’ouverture de la voie au véhicule industriel par les deux textes, qui en font même une étape obligatoire pour les concessionnaires et les constructeurs, a automatiquement remis sur la table ce dossier. Et c’est Sonelgaz qui a été chargée par le ministère de l’Energie de l’étude et de la réalisation de bornes de recharge de véhicules électriques ou hybrides, a fait savoir le Pdg du groupe énergétique national, Mourad Ladjal.
L’Opération débutera en 2023, et 200 bornes électriques seront installées dans un premier temps au niveau des stations-services de Naftal sur l’autoroute Est-Ouest, avant leur généralisation progressive au niveau des espaces publics, conformément à l’adoption de ce type de moteurs par les citoyens, a ajouté M. Ladjal, en marge d’une rencontre organisée par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) tenue lundi. «Nous allons procéder par anticipation pour que nous soyons prêts dès l’arrivée de ces voitures», a-t-il dit, cité par Horizons, soulignant que l’alimentation des bornes pourrait se faire à base d’énergie renouvelable. Actuellement, les services de Sonelgaz s’attellent à mettre en place un cadre réglementaire pour ce projet, à travers une étude qu’ils sont en train de réaliser, a expliqué, de son côté, la présidente de la Creg, Ouassila Atimen. Ceci concerne en premier lieu la tarification qui sera appliquée pour les usagers des bornes électriques, a-t-elle précisé, avant de souligner que cette étude s’inscrit dans les études effectuées annuellement pour la révision de la tarification de l’électricité. Pour rappel, le cahier des charges relatif à l’importation de véhicules neufs, tout comme celui consacré à l’industrie automobile ferme la porte aux moteurs diesel. Dans le cas de l’importation, le concessionnaire devra exclure la motorisation diesel que le gouvernement a décidé d’interdire pour l’importation de véhicules de tourisme. Une interdiction explicitement justifiée par le souci de respecter les normes anti-pollution en optant pour les nouvelles technologies de moteurs. La filière importation est donc chargée de mettre en branle la mutation vers les moteurs moins polluants, que les constructeurs qui s’installeront en Algérie auront à suivre, à leur tour, et à rendre plus concrète. Ainsi, « ne sont autorisés à l’importation par les concessionnaires de véhicules neufs, dans la catégorie de véhicules de tourisme, que ceux équipés d’un moteur essence, électrique, hydrogène, hybride essence/électrique, essence/hydrogène, ou GPL / GNC ou en être prédisposé, et dont les émissions de gaz sont conformes à la législation et à la réglementation en vigueur », stipule le cahier des charges. n