La véliplanchiste Amina Berrichi, unique représentante algérienne chez les dames dans cette discipline aux Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet – 8 août) s’est plainte du « manque de considération » et d’une  » totale absence de stages de préparation », en prévision de cet évènement planétaire, qui débute dans moins de vingt jours. « Sincèrement, je suis outrée par le manque de considération dont nous faisons l’objet, surtout que nous sommes des athlètes d’élite, appelés à représenter les couleurs nationales lors d’un grand évènement sportif comme les Jeux olympiques » a indiqué à l’APS la Championne d’Afrique en titre dans la série RSX. « Depuis notre sacre continental à Alger, mon coéquipier Hamza Bouras et moi n’avons bénéficié d’aucun stage de préparation à l’étranger. Le ministère de la Jeunesse et des Sports avait annoncé qu’un budget de sept millions de Dinars allait nous être consacré dans cette perspective, mais au final, nous n’avons obtenu ni stage, ni argent, sous quelle forme que ce soit » a-t-elle ajouté. La véliplanchiste du Club Sindbad Oran a révélé s’être « entretenue avec plusieurs athlètes arabes, qualifiées pour les JO de Tokyo », et selon elle, « toutes ont affirmé avoir bénéficié de plusieurs stages de préparation à l’étranger. Ce qui leur a permis de progresser sensiblement » par rapport à leur ancien niveau. Le désarrois de Berrechi provient essentiellement du fait qu’elle ne compte pas aller à Tokyo pour du tourisme, mais avec la ferme intention d’y réaliser un bon parcours. Chose à laquelle elle ne pense pas aspirer avec une préparation aussi minime, effectuée par intermittence, à l’Ecole d’Alger-Plage. Berrichi a également attiré l’attention sur « le nouveau matériel » qui commence à être utilisé un peu partout à travers le monde et qui sera probablement adopté lors des Jeux Méditerranéens de 2022 à Oran, alors que les véliplanchistes algériens n’en ont même pas connaissance, car continuant encore à travailler avec l’ancien matériel. « Nous avons essayé par tous les moyens d’obtenir ce nouveau matériel, mais sans succès. Nous avons rencontré d’énormes difficultés, et lorsque nous avons sollicité l’aide de la fédération, elle nous a expliqué que même elle était dans l’incapacité de subvenir à nos besoins, car toute aussi dépassée que nous » a encore regretté la jeune Oranaise. Même si les JO approchent à grand pas, et qu’il semble trop tard pour acquérir ce nouveau matériel et se familiariser avec son utilisation, Berrichi a conclu en lançant un nouvel appel à l’intention de la Fédération et de la tutelle. « Nous espérons pouvoir au moins découvrir ce nouveau matériel avant notre départ au Japon, ce qui nous évitera au moins de démarrer la compétition en étant complètement dans le flou » a-t-elle appréhendé. (APS)