Après le sit-in empêché des étudiants en pharmacie, mercredi dernier à Alger, Salah Eddine Daouadji, secrétaire général de l’Union générale des étudiants algériens (Ugel) a fait savoir à Reporters que le bureau exécutif de son organisation appelle à « pénaliser » le policier qui a « giflé » les étudiants, « notamment si c’est un acte isolé ». « On demande à ce que les forces de l’ordre se comportent raisonnablement face aux protestations pacifiques des étudiants », a-t-il soutenu. Par ailleurs, l’Ugel a demandé au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de doter les résidences universitaires de bureaux de vote pour que les étudiants puissent exercer leur droit et devoir et exprimer leurs voix durant les prochaines élections législatives. « Nous avons demandé à la Présidence d’aménager des centres au niveau des résidences mais nous n’avons reçu aucune réponse pour le moment», nous a affirmé le secrétaire général de l’Organisation estudiantine, Salah Eddine Daouadji. Il indique que Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a demandé aux « différentes organisations estudiantines de sensibiliser les étudiants et les convaincre d’exprimer leurs voix lors des prochaines échéances électorales ». Dans la foulée, l’Ugel rejette strictement qu’un parti politique « intègre ou fasse de l’enceinte universitaire une tribune pour ses convictions, orientations ou programmes ». « On veut que l’université reste à l’écart des conflits des partis politiques », ajoute Douadji, rappelant que l’Ugel s’est dissociée du Mouvement de la société pour la paix.