Rebondissement dans le traitement du dossier du président de l’Association Rassemblement Actions Jeunesse, Abdelouahab Fersaoui, transféré devant la section correctionnelle. En effet, le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed a rendu une ordonnance de renvoi du dossier du concerné devant la section correctionnelle en vue de la programmation d’une date pour son procès. Ce dernier a été arrêté le 10 octobre dernier à Alger pour ensuite être placé sous mandat de dépôt le 14 du même mois. Fersaoui est poursuivi pour atteinte à l’intégrité du territoire national et incitation à la violence, prévus dans les articles 79 et 74 du code pénal. Au lendemain du rejet de la demande de liberté provisoire, introduite par le collectif de défense, le magistrat instructif du Parquet de Sidi M’hamed avait décidé la prolongation de l’ordonnance de détention préventive, renouvelable une seule fois pour une période de
4 mois, et ce le 4 février dernier. Par ailleurs, le procès des 20 manifestants interpellés au 48e vendredi de mobilisation populaire à Alger débutera demain dimanche. Les 20 manifestants avaient fait le 19 janvier dernier objet de comparution directe après 48 heures de garde à vue. Le juge d’instruction les a remis en liberté provisoire et fixé une date pour leur procès. 18 d’entre eux, sont accusés d’attroupements, un autre pour possession d’un drapeau berbère, et un autre accusé de refus d’obtempérer, en refusant de montrer sa pièce d’identité à un agent en civil. Des avocats, membres du Collectif de défense des détenus d’opinion, ont dénoncé des arrestations et mesures juridiques arbitraires prononcées à l’égard des « manifestants et activistes du Hirak » pour des faits qui ne constituent « aucun délit ». Les robes noires qualifient ainsi les détenus du Hirak « d’otages » se trouvant entre les mains du système. Les juristes dénoncent constamment « des atteintes » aux libertés individuelles et collectives dont sont victimes les Algériens depuis l’enclenchement du mouvement populaire en cours. Selon la corporation des juristes, les libertés d’expression et le droit de prendre part à une manifestation pacifique sont un droit garanti par la Constitution et lois en vigueur. D’autre part, le procès en appel de la cheffe du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune et ses co-accusés, les généraux à la retrairte Mohamed Mediène dit Toufik et Athmane Tartag, et l’ancien conseiller et frère de l’ancien président, Saïd Bouteflika, débutera ce dimanche au niveau de la Cour d’appel militaire de Blida. Ces derniers sont poursuivis pour « atteinte à l’autorité de l’Armée et complot contre l’autorité de l’Etat et ont écopé d’une peine de 15 ans de prison ferme. L’ancien ministre de la Défense Khaled Nezar, son fils Lotfi, et Farid Benhamdine, gérant d’une société de pharmacie, ont été condamnés par contumace dans la même affaire à 20 ans de prison ferme.