Le congrès du Parti communiste vietnamien (PCV) s’est ouvert hier lundi à Hanoï. Ce rendez-vous politique important organisé tous les cinq ans intervient dans un contexte marqué par les performances réalisées par le pays dans la lutte contre la Covid-19 et les résultats économiques plutôt bons, alors que les effets de la pandémie se font partout sentir en Asie et dans le monde.
Réunis jusqu’au 2 février, les 1.600 délégués du congrès termineront leur méga rendez-vous organique par l’élection du nouveau secrétaire général du Parti, du président de la République, du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale.
Nguyen Phu Trong, 76 ans, pourrait exercer un troisième mandat au poste de secrétaire général du PCV et poursuivre sa campagne anti-corruption. Nguyen Phu Trong abandonnerait en revanche le poste de président de la République au profit du Premier ministre actuel Nguyen Xuan Phuc, 66 ans, salué pour sa gestion de la pandémie de coronavirus et son bilan économique.
Les perspectives économiques seront au coeur des débats du congrès. Le pays a enregistré une croissance de 2,9% en 2020, la plus basse en deux décennies, mais cette performance reste très solide face à une économie mondiale en pleine récession avec la crise du coronavirus.
Les quarantaines de masse, un traçage des contacts à grande échelle et un strict contrôle des mouvements ont permis au Vietnam de contrôler la pandémie (moins de 1.600 cas et 35 décès recensés) et de maintenir le plus souvent ses usines ouvertes. Un exploit !
Le pays, qui travaille à l’équilibre dans ses échanges avec les puissances mondiales, États-Unis et Chine, parie sur l’innovation et est entrain de devenir un grand pôle technologique. Avec la Chine, les désaccords sont nombreux notamment sur la « Mer de l’Est » comme on l’appelle au Vietnam (mer de Chine méridionale). Hanoï voit d’un très mauvais œil les manœuvres de Pékin dans cette zone stratégique comprenant les îles Paracelse et Spratleys. Nous y reviendrons.