Les prix des fruits et légumes continuent de rester à des niveaux élevés. Même si c’est la saison de récolte pour certains produits ce ne s’est pas le cas pour d’autres, au grand dam du consommateur algérien. Indicateur de la flambée de la mercuriale, la pomme de terre, qui oscille entre 90 et 110 DA le kilogramme. Une fourchette difficile à digérer pour les petites bourses à l’heure où le ministère de l’Agriculture et du Développement rural tente de rassurer sur sa disponibilité et d’une baisse probable de son prix.

PAR INES DALI
Le premier responsable du secteur, Mohamed Abdelhafid Henni, a indiqué, hier, qu’il sera procédé, au début de la semaine prochaine, au déstockage progressif d’une quantité de 100.000 quintaux de pomme de terre et à sa mise sur le marché, précisant que «l’approvisionnement est stable». Ce qui, de toute évidence, n’explique pas pourquoi elle reste à des niveaux aussi hauts. Le même constat est valable pour l’oignon pourtant disponible en grandes quantités, mais dont le prix au détail ne descend pas au-dessous de 65-75 DA le kg.
La viande rouge, quant à elle, atteint des sommets, jusqu’à 2000 DA le kg par endroits. Une hausse « injustifiée » selon le ministère de l’Agriculture, au vu de la «stabilité des prix des aliments de bétail sur le marché mondial», a-t-il tantôt expliqué. Selon ce département, il y a nécessité de «réguler le marché», et cette régulation passe par «la réduction du nombre d’intermédiaires», une condition pour que les prix soient maîtrisés.
Le ministre Henni a insisté pour dire que si les prix de la viande d’agneau restent élevés, c’est en raison du grand nombre d’intervenants dans la vente au détail, d’autant que «la marge bénéficiaire s’élève à 800 DA/kg chez le détaillant par rapport à son achat auprès des éleveurs»; a-t-il argué.
La hausse des prix des viandes blanches est également incompréhensible, selon le ministre, qui a fait savoir, à cet égard, qu’il y a stabilité des prix des matières premières tels le maïs et le soja qui «n’ont pas connu une hausse entre mars et octobre», en sus des «avantages accordés par l’Etat comme l’exemption de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour encourager les éleveurs de volailles et subventionner les prix sur le marché», ainsi que «le raccordement des exploitations agricoles à l’électricité». Dans la réalité, le poulet de chair reste inaccessible pour beaucoup tandis que le prix de l’oeuf est à 18 DA l’unité.
Dans le but de mettre fin à la hausse de prix des viandes blanches et rouges, le ministre a fait état de l’organisation, la semaine prochaine, d’une réunion avec les éleveurs en vue de trouver une issue à ce phénomène
Quant à la pomme de terre, il a indiqué que la campagne de récolte sera lancée fin novembre dans certaines régions du pays, à l’instar de Mostaganem et Skikda, sachant que le secteur avait entamé, depuis 6 mois, l’opération de distribution de la production nationale de semences, outre la réunion des conditions idoines à la production, parallèlement au stockage de quantités considérables de pomme de terre. wait and see.