Abdelmadjid Tebboune a appelé à l’occasion du 24 février tous les citoyens et citoyennes à sacraliser les vertus du travail et de la morale pour l’édification de la nouvelle Algérie. Deux vertus qui manquent cruellement à l’Algérie d’aujourd’hui pour pouvoir enfin se retrouver et se lancer irrémédiablement dans la voie vertueuse du développement. Il n’y a pas plus difficile à supporter que cette situation délétère malgré des moyens naturels et humains que nous envieraient les autres. En effet, la carence en matière de travail et de morale sous nos cieux aura produit une situation dont il est aujourd’hui difficile de s’extirper. Il est notable que la vertu du travail est loin d’être la plus prisée chez nous. Le dire, ce n’est nullement verser dans l’autoflagellation gratuite, mais bien de situer le mal pour prendre conscience de la nécessité du changement vers le meilleur. Et surtout savoir comment y arriver. Il est patent qu’il ne saurait y avoir un renouveau sans le retour à la valeur travail, celle qui a fait de pays insignifiants par la taille géographique des puissances économiques. La présence incroyable d’une quarantaine de ministres et de walis en prison est symptomatique de la décadence qu’a subie le pays en matière de morale. La situation de fragilisation actuelle est bien le résultat de cette dérive des gens du pouvoir et d’une mauvaise gouvernance. Cette dernière est aujourd’hui plus que jamais à revoir. Les hommes d’affaires sont aujourd’hui synonymes en Algérie de prévarications et de malversations. Un mauvais signe pour l’acte d’entreprendre absolument nécessaire pour toute économie digne de ce nom. Aujourd’hui, la voie est toute tracée, celle de revenir au travail et à la rigueur mais aussi à la célérité contre tout acte amoral dans l’exercice de la responsabilité et de la gestion des deniers de l’Etat. Elever au niveau de la sacralité les vertus du travail et de la morale sera bien un gage de succès pour une Algérie nouvelle qui se veut meilleure.