La situation en Algérie est loin d’être dans les scénarios apocalyptiques, déclarent les autorités sanitaires nationales. En rapport à une situation mondiale toujours préoccupante, le cas de l’Algérie semble, en effet, moins alarmant. Il est vrai que l’Algérie enregistre le plus grand nombre de décès en Afrique et les limites liées à la capacité d’effectuer des tests pourraient, certes, fausser les taux. Mais, selon les spécialistes, c’est la réalité dans les hôpitaux et la pression qui s’exerce sur ces établissements qui peuvent être un indice fort sur la véritable situation de la propagation du Covid-19 en Algérie. Selon les observateurs les plus avisées, la situation demeure sous contrôle et les tendances semblent même engager une courbe descendante. Le défi qui s’est présenté à l’Algérie au départ n’avait rien d’encourageant. La proximité de l’Algérie avec l’Europe, devenue un foyer par excellence du virus et où plusieurs centaines de personnes succombent tous les jours dans des hôpitaux ultrasophistiqués, constituait au début de la crise une véritable source d’angoisse. Il fallait parer au plus pressé avec les moyens du bord. Aujourd’hui, malgré les insuffisances, les mesures anti-Covid semblent de plus en plus intégrées. Certains spécialistes de renom, à l’image du professeur Hakim Djaballah, l’ancien directeur de l’Institut Pasteur en Corée du Sud, rappelle l’importance du confinement dans la lutte contre ce type de virus. Il considère que l’Algérie a pu réagir efficacement contre ce fléau dès les premières apparitions, et ce, malgré le manque de moyens et la non-préparation face à ce type de pandémie. Le confinement demeure visiblement le moyen le plus efficace pour lutter contre le virus et l’isoler. Il est vrai que la facture de cette mesure draconienne est salée sur le plan psychologique et économique. Mais la préservation des vies humaines n’a pas de prix. C’est une question de bon sens.
Il est aujourd’hui patent que la science médicale n’a pas de réponse définitive à l’épidémie qui guette l’humanité. Un vaccin ne sera possible que dans dix-huit mois, annoncent les chercheurs. Il faudrait désormais apprendre à vivre avec cette menace. Du moins pour quelques temps.