Le ministère de la Santé a donné des instructions fermes pour finaliser les procédures relatives au versement de la 8e tranche de la prime avant la fin de l’année. En effet, dans une circulaire datée du 7 décembre dernier, la Direction des finances et des moyens du ministère de la Santé a appelé les directeurs de santé de wilaya (DSP) et les responsables des établissements de santé publique d’accélérer les procédures de versement de la 8e prime covid au personnel concerné avant la clôture de l’exercice en cours.

Par Sihem Bounabi
Des instructions sont ainsi données pour finaliser les listes des bénéficiaires de cette prime afin de débloquer les budgets nécessaires à son versement auprès des services financiers compétents en attendant l’enveloppe financière allouée pour verser la huitième partie de cette prime exceptionnelle pour la période comprise entre le 16 novembre 2021 et le 15 février 2022 stipulée dans les dispositions du Décret présidentiel n °19.20-79 en date du 31 mars 2020.
Dans cette optique, le ministère de la Santé a donné des instructions afin de se conformer aux dispositions de la décision n ° 2764 du 6 avril 2022, qui comprend l’approbation de la prise en charge des budgets des établissements publics dans le cadre de l’application du contenu de l’Instruction n ° 5 du 31 décembre 2018 relative à l’approbation des projets de budgets des établissements publics, qui prévoit la possibilité de prendre en charge le versement de cette prime.
Pour rappel, le versement de la huitième tranche de la prime avait été déjà annoncé pour le mois de septembre après un retard de plusieurs mois. De plus, techniquement parlant et selon la décision du président de la République que chaque prime soit versée chaque trimestre tant que la situation sanitaire de la pandémie de la covid perdure, en plus du retard du versement de la 8e tranche, il y a également un cumul de retard dans le versement de la 9e, 10e et 11e tranches de la prime, soit près d’une année de retard.
Les syndicats de la santé avaient à maintes reprises mené des actions de protestation pour dénoncer les retards dans le versement de la prime covid décidé il y a deux années par le président de la République en signe de gratitude et de remerciement pour la mobilisation des blouses blanches en premières lignes sur le front de la lutte contre la propagation de la Covid-19.
Face au retard récurrent dans le versement de cette prime, dû selon les professionnels de la santé, essentiellement à la lenteur des démarches administratives notamment au niveau des contrôleurs financiers dans la plupart des wilayas, les syndicats de la santé avaient appelé à ce que cette prime covid soit incluse dans la prime de risques de contagion, ce qui permettrait de la classer dans la nomenclature budgétaire des établissements de santé. En effet, le cumul des retards s’explique par le fait que le versement de cette prime est toujours conditionné par l’aval du Premier ministère et les autorisations des services du ministère des Finances. Une fois que cette procédure est accomplie, il faut attendre les instructions de la direction du budget du ministère des Finances qui doit instruire les inspections de wilaya, puis les inspections régionales pour que les primes soient enfin versées aux professionnels de la santé.
Par ailleurs, en plus du cumul du retard dans le versement de la prime covid, la deuxième partie des décisions du président de la République, en reconnaissance aux efforts déployés par les professionnels de la santé annoncée il y a déjà deux ans, n’est toujours pas concrétisée sur le terrain. Il s’agit de l’assurance globale, la bonification de la retraite qui stipule que tous les professionnels de la santé qui ont été mobilisés durant deux mois dans le cadre de la lutte contre la covid ont une bonification de six mois avec la précision que cette bonification est plafonnée à deux années maximum et le versement du capital décès aux familles endeuillées. n