On l’a vu ressusciter durant la Coupe d’Afrique des nations 2019 après avoir été convoqué, à la surprise générale, par le sélectionneur national. Adlène Guedioura compte 61 apparitions avec l’Algérie. Sous les ordres de Djamel Belmadi, il est devenu un cadre. Toutefois, à 36 ans et sans club, il n’a pas été retenu pour la date FIFA de septembre et les deux rencontres des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 contre le Djibouti et le Burkina Faso. Avec
de sacrés clients et une relève à fort potentiel dans le milieu de terrain, sa place est, peut-être, menacée. Lecture.

Par Mohamed Touileb
Il ne s’était pas empêché de s’enorgueillir. Belmadi s’était même pointé en conférence de presse d’avant-finale de la CAN-2019 contre le Sénégal avec son guerrier Guedioura.
Le driver des Verts avait même rappelé qu’« Adlène est un joueur qui a été pas mal critiqué ; quand on a donné les 23 » révélant qu’ « on a eu un challenge ensemble, celui de montrer à tout le monde que ce n’était pas une erreur. Il nous a montré à quel point il est important dans notre système, notre organisation. Donc, grosses félicitations à Adlène en particulier.» Effectivement, les prestations du milieu de terrain et son association avec Ismaël Bennacer, l’autre choix fort, avait donné pleinement raison et satisfaction au premier responsable de la barre technique d’El-Khadra.
Après la consécration continentale, Guedioura est resté un élément pérenne dans les plans de Belmadi. Et ce, même s’il a décidé d’aller jouer au Golfe avec Al-Gharafa SC (Qatar).

La CAN-2019 l’a épaissi
On parle d’un joueur qui a pris part à tous les stages depuis sa remarquable CAN. Depuis la venue de Belmadi sur le banc, il n’a raté que le stage de mars de 2019. C’était après une prestation désastreuse face au Bénin lors de l’unique défaite, enregistrée à Cotonou, des Guerriers du Désert sous les ordres de Belmadi. Après ce match terne, l’entraîneur de l’équipe nationale a renouvelé sa confiance en lui pour la CAN-2019. Au moment d’évoquer la liste, il avait même lâché : « Adlène sait qu’il m’a déçu contre le Bénin. Il sait aussi qu’il ne serait pas là si Chita et Lekhal ne sont pas blessés. Après, il peut être très utile. Je n’avais pas beaucoup de choix dans ce secteur.» Depuis, Guedioura a fait mieux que survivre. Il a existé et triomphé. La confiance de Belmadi a longtemps été inconditionnelle. Toutefois, à l’approche d’échéances importantes comme les éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 et la CAN-2021, les degrés de compétitivité et d’exigences augmentent. C’est naturellement que le coach se tourne vers les éléments qui jouent constamment en club et répondent aux critères.

La relève frappe à la porte
A ce sujet, il faut dire que les choix dans l’entre-jeu sont nombreux avec des profils variés. Ismaël Bennacer, Haris Belkebla, Hicham Boudaoui, Adem Zorgane et Ramiz Zerrouki ont été retenus pour la fenêtre internationale de septembre et les deux rencontres contre le Djibouti (02 septembre) et Burkina Faso (07 septembre) pour le compte des qualifications du Mondial 2022. Lors du recensement dans le secteur médian, on peut constater qu’il y a une diversité dans les palettes footballistiques des convoqués. Un aspect qui permet d’avoir diverses variantes tactiques et solutions pour parer à différents scénarios de rencontres. On a les box-to-box comme Boudaoui et Zorgane ainsi que des « regista » en les personnes de Bennacer et Belkabla.
Pour sa part Zerrouki peut évoluer en sentinelle bien que moins « costaud » que Guedioura mais avec plus de maîtrise niveau engagement. On notera, à ce sujet, que le dernier nommé a, tout de même, été expulsé (double-avertissement) deux fois lors des 6 dernières sélections avec l’EN. Probable prémonition pour dire que l’avenir international de « Dababa » est dans le rouge. Cependant, on a pu voir par le passé qu’il ne faut jamais l’enterrer. n