Le verdict du procès du journaliste Khaled Drareni et deux autres accusés, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, sera prononcé aujourd’hui au Parquet de Sidi M’hamed.
Lors du procès qui s’est déroulé lundi dernier, le Procureur de la République avait requis quatre ans de prison et une amende de 100 000 dinars à l’encontre du journaliste et des deux autres accusés, poursuivis pour incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale.
«J’ai fait mon travail en tant que journaliste libre et indépendant. J’ai couvert toutes les manifestations, y compris celles soutenant le pouvoir. Quand je fais mon travail, je préserve l’unité nationale et je ne la menace pas», a déclaré le journaliste lors du procès en mode visioconférence à partir de la prison de Koléa où il est détenu depuis le 28 mars dernier.
Pour sa part, l’activiste Slimane Hamitouche a répondu aux questions du juge, en soutenant avoir toujours privilégié «le combat pacifique» et s’interdisant toutes les voies de la violence. «Moi, je milite démocratiquement et de manière pacifique pour défendre la cause. L’Algérie reste, pour moi, une ligne rouge…», a-t-il dit. Les avocats nombreux ce jour-là au Tribunal de Sidi M’ hamed étaient étonnés à l’annonce du réquisitoire, une même appréciation a été d’ailleurs exprimée par les confrères du journaliste et les autres militants présents sur les lieux.
Pour rappel, Khaled Drareni, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche ont été arrêtés le 7 mars lors d’une marche à Alger et présentés le 10 du même mois devant le juge. Le journaliste Drareni a été mis sous contrôle judiciaire et les deux militants placés en détention provisoire. En date du 28 mars dernier, le contrôle judiciaire de Khaled Drareni a été annulé en appel pour le placer en détention provisoire.

Relaxe pour 14 détenus à Tizi Ouzou
Par ailleurs, nous apprenons du Comité national pour la libération des détenus (CNLD) que les deux jeunes Hakim Bdaoui et Smail Djendjoula ont été placés, hier, sous mandat de dépôt par le tribunal de Baïnem (Bab El Oued). La même source ajoute que le procès est renvoyé au 16 août «en comparution immédiate», précisant que les accusés sont poursuivis pour «outrage à corps constitué».
A Tizi-Ouzou, c’est la relaxe qui a été prononcée dans le procès en appel du détenu Hocine Amhis et les 13 autres manifestants arrêtés le 19 juin lors de la marche organisée dans la ville des Genêts. Lors du procès en appel à la Cour de Tizi Ouzou, le dimanche 2 août, le Parquet avait requis 3 ans de prison ferme contre le détenu Hocine Amhis et les 13 autres personnes, alors que ce procès a été programmé initialement pour le dimanche 26 juillet, souligne le CNLD. Pour rappel, les 14 personnes arrêtées vendredi 19 juin à Tizi Ouzou ont été présentées le 22 juin devant le Procureur du Tribunal de Tizi Ouzou ensuite en comparution immédiate.
A Bordj Bou-Arréridj, le procès en appel du détenu Laalami Chems Eddine dit Brahim, et 13 autres citoyens, a été renvoyé à l’audience du 30 août alors qu’il était programmé initialement pour la journée d’hier au niveau de la Cour de la capitale des Bibans. Ils sont accusés d’incitation à attroupement non armé lors de l’élection présidentielle du 12 décembre 2019. Lors du procès tenu le 16 avril dernier, le Procureur du Tribunal a requis un an de prison ferme et le verdict était la relaxe, alors que le procès en appel a été renvoyé à plusieurs reprises.
A Constantine, c’est le procès du détenu Abdelkrim Zeghileche qui est programmé aujourd’hui au niveau du Tribunal de Ziadia. Zeghileche a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Tribunal de Ziadia et se trouve à la prison de Koudia depuis le 23 juin. n