« Concernant, la moyenne d’admission au baccalauréat qui a été fixée exceptionnellement à 9/20, l’éthique éducative et l’efficacité pédagogique ne nous autorisent nullement à prendre de telles décisions concernant . Et aucune raison ne pourrait la justifier. Il s’agit d’envoyer à l’université des jeunes qui deviendront des cadres du pays, son élite. Déjà affaibli par la suppression du 3e trimestre – le plus important de l’année scolaire et le plus décisif -, un Bac à 9 de moyenne va amoindrir la capacité d’adaptation et d’assimilation de nos futurs étudiants. Cette décision aura de graves conséquences sur le système scolaire et l’université. Elle favorisera la paresse intellectuelle et démotivera les enseignants.
Pour ce qui est des défis que devra relever l’Education nationale pour l’année scolaire 2020-21, il va de soi que nous allons connaître des situations difficiles sur le plan sanitaire, à l’instar de tous les pays à travers le monde. Le défi qui se pose réside dans la prise en charge pédagogique et psychologique. Comment remettre à niveau nos élèves, réviser les deux trimestres passés et rattraper le 3e de l’année écoulée ? Comment réaménager l’année 2020/21 pour que la norme d’au moins 34 semaines de leçons soit respectée ? En sachant que la norme internationale est de 38 ou 40 semaines de cours. Seule la concertation avec tous les acteurs sociaux pourra dégager des pistes de solution. » R. N.