Pour avoir une idée sur l’importance des variants de la Covid-19 dans le plan de lutte contre la pandémie, il y a un détail important à prendre en compte, celui de la « source » des informations en relation avec le sujet. Au tout début, l’institut Pasteur d’Algérie (IPA) était le seul qui communiquait. Que ce soit les variants britannique, nigérian ou indien, c’était la seule source. Toutefois, depuis près de deux semaines les choses ont changé.
Le dernier communiqué de l’IPA à propos des variants remonte au 3 mai dernier. C’est le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a pris le relais et s’est accaparé du dossier. Deux sorties du premier responsable du département sont venues le confirmer. La première remonte à jeudi dernier, quand Abderrahmane Benbouzid faisait état de 14 nouveaux cas d’infection par le variant indien de la Covid-19 en Algérie. La seconde, c’était hier, en marge d’une visite d’inspection du ministre à l’hôpital Mustapha-Bacha dans la wilaya d’Alger. Cette fois, le chiffre donné par Abderrahmane Benbouzid était en hausse. Il s’agissait de la détection de 20 nouveaux cas de variants. Un état des lieux qui ne peut être pris à la légère.
Cette tendance à la hausse fait craindre le pire pour l’avenir. La hantise s’impose d’elle-même en se fiant aux dégâts causés par les variants sous d’autres cieux, surtout en Inde. La Grande-Bretagne, pourtant en pleine période de déconfinement, se retrouve obligée de revoir tous ses plans sanitaires. D’ailleurs, le gouvernement de Boris Johnson vient de mettre l’Inde, après le Pakistan et le Bangladesh, sur sa liste rouge pour les voyageurs en provenance de ces pays. Néanmoins, ce qui est à mettre en avant, c’est l’assurance que se donnent les responsables britanniques face à la prolifération du nombre de cas de variants indiens sur leur territoire. Ils brandissent, à l’instar de leur ministre de la Santé, Matt Hancock, la fiabilité des vaccins. Ces derniers seraient efficaces contre les variants. Une réalité du terrain qui semble bien lointaine dans le cas algérien…