La pandémie de la Covid-19 ne semble pas près de dire son dernier mot ni d’observer une trêve dans sa guerre sans pitié, lancée à l’humanité aux quatre coins de la planète. Bien au contraire, le virus marche à pas de géant et contamine sans compter sur son passage, exploitant les larges brèches ouvertes par les mesures de déconfinement.
Les mesures sanitaires prises au printemps dernier dans un élan de prévention à l’international ne pouvaient plus durer, et le monde avait plus que besoin de reprendre vie à travers un retour à la vie socio-économique devenu plus qu’indispensable.
Cette démarche n’était pas un choix, mais une obligation plus que vitale, sans laquelle l’humanité risquait, en plus de compter ses morts, un péril garanti par l’impact social et économique du coronavirus. Ce risque n’est d’ailleurs pas totalement évacué, notamment dans les pays pauvres et fragiles et dont la situation n’a fait qu’empirer avec la maladie mortelle à plusieurs variantes. Mais aussi à géométrie variable qui déroute le plus averti des virologues et met à rude épreuve les plus expérimentés des chercheurs dans cette quête partagée de réduire la portée de contamination du virus.
Celui-ci frappe quand il veut, où il veut, là où on ne l’attend pas, mais aussi là où on l’attend le plus, se déjouant même parfois des mesures de prévention qui s’avèrent aujourd’hui être le seul rempart à sa propagation. Autrement dit, cette grippe inédite possède encore plusieurs facettes qui la rendent imprévisible, maintenant au seuil l’alerte chez toute cette humanité qui doit encore vivre avec elle.
Mais dans ce comportement à dérouter tout le monde et à fausser les pistes, le virus semble aussi indiquer le chemin à suivre pour lui faire face. Celui du vaccin, dans la logique d’un « prévenir que guérir » qui a déjà fait ses preuves dans d’autres maladies contagieuses, à l’exemple de la grippe saisonnière qui continue à tuer en masse, mais à l’ombre du coronavirus.
En arrière-plan à ce scénario de deuil qui frappe le monde entier, des laboratoires s’activent à trouver le moyen de prévention le plus efficace contre la pandémie. Et depuis quelques temps, les résultats probants d’un premier vaccin ressuscitent, légitimement, l’espoir.
Le coronavirus n’a pas dit son dernier mot, la science non plus.