L’usine Savem (Société algérienne de commerce de véhicules), dont le projet appartient à Ali Haddad ne verra pas le jour.
Et pour cause, 12 lots de terrain attribués à l’homme d’affaires, actuellement incarcéré, pour l’implantation de cette usine, situé dans la zone industrielle Sidi Khaled d’Oued El Bardi, à Bouira, ont été saisis à «titre conservatoire» sur instruction du Tribunal Sidi-M’hamed d’Alger, selon une correspondance officielle de la direction générale des domaines de l’Etat (DGDE) adressée au président de la Chambre régionale des notaires du Centre.
«En application de l’instruction du tribunal Sidi-M’Hamed (Alger), il est fait état de saisi à titre conservatoire de 12 lots de terrain, à savoir les lots 260 à 272», indique cette correspondance, justifiant la décision de saisie par les suspicions nées autour de l’attribution de ces assiettes foncières, enregistrées le 26 avril 2017 à la conservation foncière de la commune de Sour El-Ghozlane.
Une enquête est en cours pour faire la lumière sur l’attribution de ces terrains, actuellement nus et clôturés, selon l’APS, qui cite des sources judiciaires.
Filiale automobile du groupe Etrhb, Savem est le distributeur du groupe Astra de fabrication de camions. Le promoteur du projet d’usine de montage de ce type de véhicules n’avait trouvé aucune peine à décrocher l’autorisation du Conseil national des investissements et figurer sur la liste réduite des 10 opérateurs retenus par le gouvernement d’Ahmed Ouyahia en décembre 2017. Une liste de 5 usines d’assemblage de véhicules utilitaires lourds et 5 autres de véhicules de tourisme qui, faut-il le rappeler, avait suscité la surprise et des interrogations, chez d’autres porteurs de projets, avant qu’elle ne soit élargie.