La Libye souffre d’une situation complexe qui requière des efforts conjoints et multiples afin de trouver une solution pérenne. À commencer d’abord par faire juguler les interventions étrangères devenues une réalité sans complexe dans ce pays. C’est irrémédiablement le seul moyen pour permettre à la Libye de retrouver la normalité. L’Algérie qui plaide pour l’arrêt de toutes les ingérences dans ce pays voisin met irrémédiablement le doigt sur le véritable mal qui l’a envahi depuis 2011. Et la volonté de l’Union africaine de vouloir reprendre son rôle de stabilisateur est la bienvenue. En appuyant fortement les efforts continus pour mettre fin durablement aux hostilités et réunir les conditions du dialogue entre les Libyens, l’Union africaine, et à sa tête l’Algérie, semble remettre le curseur à sa place. C’est aux Africains de régler rapidement le problème libyen et mettre les conditions de la stabilité future. Il est incontestable que les acteurs étrangers préparent des desseins morbides pour la Libye après évidemment l’avoir saignée de ses richesses naturelles. La solution politique reste le seul moyen de parvenir à une issue à la crise et d’éviter à ce pays africain d’être le théâtre des rivalités entre Etats. Des rivalités qui semblent déjà se mettre en place au travers de la présence sur le terrain de plusieurs acteurs prêts à en découdre. L’actualité libyenne donne d’ailleurs à voir le rôle direct de pays qui ne parlent qu’en termes de livraisons d’armements et d’intervention militaire. Les repères du droit international et des cadres multilatéraux qui avaient guidé jusque-là la « communauté internationale » et permis de préserver la paix et la sécurité internationales semble aujourd’hui mis à mal. L’Afrique subit ainsi les contrecoups des chocs déstabilisateurs qui affectent le monde. L’Union africaine est de fait devant une responsabilité historique. Celle d’être l’organisation politique magistrale dans le Continent. Ce qui devrait de fait la renforcer dans un futur qui ne pourrait être qu’être africain.