Par NAZIM BRAHIMI
La hausse des contaminations est plus que jamais préoccupante, comme l’attestent les échos émanant des établissements de santé qui ne sont point rassurants. La prise en charge des contaminés n’est pas facile à assurer dans certains cas. Ce qui fait réagir régulièrement les professionnels de la santé et le premier responsable du secteur qui ne cessent d’appeler au respect du protocole sanitaire.
La situation s’est, par ailleurs, aggravée ces dernières semaines depuis l’apparition de nouveaux variants du coronavirus, ce qui a généré une hausse considérable des contaminations. Le bilan d’hier est plus qu’alarmant puisqu’ils étaient
1 359 personnes à être contrôlées positifs à la Covid-19. C’est la première fois depuis longtemps que l’Algérie n’enregistre pas plus de 1 000 cas.
Un seuil qui appelle à des mesures d’urgence à la hauteur de la gravité de la situation. A commencer vraisemblablement par la situation qui prévaut dans les écoles, où l’inquiétude, notamment chez les parents d’élèves et les représentations syndicales, est à son paroxysme. Si certaines chefs d’établissement ont décidé de fermer après avoir enregistré des cas de contamination,
la tutelle semble « dédramatiser» la situation et miser sur une amélioration de la situation dans les prochains jours.
A l’évidence, la responsabilité de décréter la fermeture des établissements ne peut être du ressort exclusif du ministère de l’Education nationale. L’avis du Comité scientifique et de suivi de la situation sanitaire, créé depuis l’apparition du virus chez nous, est prépondérant. Ce qui n’épargne pas le département de Belabed de la responsabilité de recueillir les données fiables et exacts quant à l’évolution de la situation pour pouvoir prendre des mesures adaptées. Tout comme, à un degré moindre, les organisations syndicales, qui doivent mobiliser leurs sections locales pour un meilleur diagnostic de la situation. Car, c’est sur la base de ce constat exact que le Comité scientifique peut s’exprimer de façon rationnelle et que le gouvernement pourra prendre la mesure qui s’impose en adéquation avec la situation. C’est dire, finalement, que face à cette urgence nationale, toutes les parties sont tenues de prendre leurs responsabilités. C’est à ce prix que le pays pourra sortir de cette phase cruciale.