Par Lyes Sakhi
Un séminaire international sur l’économie bleue s’est ouvert hier à l’Ecole nationale supérieure des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral (ENSSMAL), sous le thème «Sciences de mer: un outil de développement et de promotion de l’économie bleue». Les travaux qui réunissent des experts et chercheurs algériens et internationaux portent sur «les défis majeurs auxquels fait face le développement de l’économie bleue» mais ils «traitent également des modalités permettant à l’université de s’ouvrir sur les établissements économiques», a-t-on expliqué. Une première ! Puisque c’est la première fois qu’un établissement universitaire algérien consacre un évènement de la sorte et discute du «rôle de la science dans le développement de l’économie bleue en Algérie en associant les différentes parties économiques et les partenaires locaux et étrangers en vue d’échanger les expériences et les points de vue sur l’économie bleue durable».
C’est ce qu’a déclaré à l’ouverture du séminaire le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Abdelbaki Benziane a affirmé, dans ce sens, la détermination de son secteur à «placer la science au cœur des politiques publiques liées à la mer et au littoral, à soutenir toutes les activités marines et côtières, et à œuvrer progressivement à la réalisation d’une contribution efficace à même de garantir la sécurité alimentaire du citoyen à travers le lancement des projets des programmes nationaux de recherche».
Selon M. Benziane, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique veille à la concrétisation de la stratégie nationale inscrite dans son plan d’action, qui repose sur le renforcement du partenariat et de la coopération entre les différents secteurs gouvernementaux concernés et entre le tissu de la recherche à l’intérieur et à l’extérieur du pays, les opérateurs économiques et même les professionnels, et ce, dans le but de cristalliser et de développer des thématiques de recherche communes.
Dans les faits, la recherche en sciences de la mer demeure encore marginale en Algérie et sans visibilité sérieuse par rapport à l’enjeu qu’elle représente. Pour rappel, l’ouverture des activités du séminaire s’est déroulée en présence du ministre de la Pêche et des productions halieutiques, Hicham Sofiane Salaouatchi, de hauts responsables, de cadres relevant de plusieurs départements ministériels, ainsi que des représentants d’organisations internationales, des chercheurs et des experts. <