Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Abdelbaki Benziane a appelé, samedi, l’ensemble des responsables des universités à privilégier le système de l’enseignement à distance dès la reprise des cours, le 23 août. Le ministre, qui s’exprimait depuis Constantine, où se tenait une conférence régionale des universités de l’Est, a ainsi fait savoir que l’enseignement à distance était au cœur du programme du secteur ; les universités devront «asseoir toutes les mesures nécessaires pour la réussite de cette formule en cette conjoncture exceptionnelle pour prévenir la propagation de la Covid-19».
Mesure décidée dans le but de minimiser les risques de contamination, la présence physique des étudiants devra être réduite et encadrée pour «les activités pédagogiques nécessitant la présence des étudiants, les encadreurs doivent prévoir une série de mesures préventives basées essentiellement sur la prudence et la distanciation physique». Le ministre de l’Enseignement supérieur précise en ce sens que les recteurs des différentes universités du pays devront agir «selon les priorités et suivant l’évolution de la situation sanitaire dans chaque wilaya». Ils sont également appelés à travailler en collaboration avec les autorités locales, «pour fournir les outils de protection contre la Covid-19», notamment avec le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière pour la mise en place des protocoles de sécurité, ou avec le Centre de recherche scientifique et technique en analyses physico-chimiques (CRAPC) pour s’approvisionner en moyens de protection ou les produire localement, ajoute Abdelbaki Benziane.
La «priorité» de ce département ministériel reste la sécurité de la famille universitaire et de garantir une rentrée universitaire 2020/21 «dans des conditions acceptables en prenant en considération la situation sanitaire actuelle».
Le ministre ajoute par ailleurs que la situation géographique sera prise en compte lors de la reprise progressive des cours, en prenant «en considération la particularité des établissements universitaires et de recherche dans le Sud et la spécificité de certaines spécialités et formations des sciences médicales notamment». Abdelbaki Benziane a également fait savoir à propos de la nouvelle approche du secteur qu’elle sera l’occasion de «consacrer davantage le principe de la décentralisation dans les actes de gestion et favoriser la flexibilité dans la gestion des imprévus soulevés au niveau local». Le ministre a, en ce sens, «recommandé» samedi, davantage de communication et de concertation avec les différentes composantes de l’institution universitaire, encadreurs, organisations syndicales et associations estudiantines, entre autres. n