Dans un communiqué sanctionnant les travaux de la rencontre du bureau national des jeunes progressistes du RCD avec les responsables des conseils universitaires du parti, une présentation de la situation générale de l’université a été faite. Ainsi, le constat a été des plus amers quant à la situation des universités.

Concernant la rentrée universitaire de cette année, les conseils universitaires ont estimé que «les améliorations promises demeurent lettre morte malgré les grèves, les protestations et les manifestations». Ajoutant que «l’accumulation des contraintes pédagogiques et sociales couplées à des horizons bouchés après l’obtention du diplôme, renforcent la détermination de cette frange de la jeunesse dans la recherche de moyens pour quitter le pays».

Ces étudiants soulignent que «les conditions de survie dans les résidences universitaires demeurent les mêmes». Elles sont faites d’«insalubrité, de manque d’hygiène, d’insécurité, de mauvaise qualité des repas et de surcharge dans les chambres». Ce qui, précisent-ils, «n’offre aucun moyen pour préparer les cours et les examens».
Le communiqué indique que cette situation s’ajoute «aux problèmes pédagogiques au niveau des facultés et des différents campus universitaires, caractérisés par le manque de matériels, d’équipements et de personnels à tous les niveaux de qualification», relevant «la capacité des pouvoirs publics de faire un investissement non-rentable en milliards de dollars pour une mosquée, mais inaptes à offrir à ses universités les moyens indispensables pour préparer et former les cadres de demain».
«Au moment où l’Algérie traverse une crise profonde en conséquence de telles orientations, les jeunes progressistes du RCD estiment qu’il est urgent de réintroduire le débat politique au sein de l’université pour rouvrir le chemin de l’autonomie pour la communauté universitaire», notent-ils. Réitérant leur appel «à tous les étudiants à s’organiser et adhérer à l’action politique pour jouer pleinement un rôle dans l’affranchissement de l’université des tutelles politiques forcément stérilisantes. C’est ce combat qui ouvre à la formation de cadres et d’espaces indispensables pour la construction d’institutions au service du pays». Dans un autre registre, le bureau national s’est félicité de la réussite du campus des jeunes 2018, qui s’est tenu du 25 au 27 octobre à Béjaïa avec plus de 600 jeunes participants. «Notre structure s’engage à multiplier de telles rencontres qui inscrivent dans le débat les thèmes aussi bien généraux que sociétaux en impliquant le plus grand nombre de jeunes.
Le BN salue à cette occasion toutes les structures régionales pour le travail de mobilisation accompli et qui démontre, encore une fois, l’ancrage du RCD et la disponibilité de la jeunesse pour l’action militante», note le communiqué, précisant qu’un plan d’action et de travail pour toutes les structures universitaires du parti a été arrêté. Il s’articule autour de «la nécessité de s’investir dans la prise en charge des préoccupations de l’université et des étudiants, en particulier, par l’engagement dans les luttes syndicales autonomes en associant l’ensemble des étudiants et des universitaires».<