Une commission du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a été dépêchée dimanche à l’université de la formation continue (UFC) de Bouira pour enquêter sur le mouvement de protestation et la grève enclenchés depuis mercredi dernier par les fonctionnaires de cet établissement, a indiqué le directeur de l’UFC, Houcini Sefouane. «La commission ministérielle est formée du secrétaire général de l’UFC, ainsi que d’autres responsables du secteur, qui enquêtent sur le mouvement de protestation et la grève des fonctionnaires, qui réclament mon départ», a expliqué à l’APS M. Houcini. Dans la matinée, une quarantaine de fonctionnaires de l’UFC de Bouira avaient observé un sit-in devant le siège de l’établissement pour protester contre «les dépassements et les mauvais comportements» du directeur, a-t-on constaté. Les protestataires ont dénoncé «les mauvaises attitudes» et les «insultes proférées quotidiennement à leur encontre par le directeur de l’UFC, Houcini Sefouane». «Le directeur nous harcèle quotidiennement et il ne veut pas dialoguer avec nous pour trouver des solutions à nos problèmes», se sont-ils plaints. Selon des témoignages livrés par plusieurs fonctionnaires rassemblés devant le siège de l’UFC de Bouira, «le directeur exerce des pressions terribles sur les travailleurs, dont les enseignants et les femmes de ménage». Le même responsable «ferme toujours les portes du dialogue et continue de nous ignorer et de nous insulter. Nous sommes victimes de son mépris», ont dénoncé les fonctionnaires de l‘UFC. En réaction à ces accusations, le directeur de l’UFC de Bouira a précisé que la commission ministérielle était en train de faire son travail afin de faire la lumière sur toutes ces questions. «Nous allons voir les résultats, et si je suis le fautif, je payerai», s’est-il contenté de dire. n