La famille de l’Université de la formation continue (UFC) clôt son année dans l’esprit du mouvement de contestation populaire, qui anime la place publique depuis cinq mois, et dans lequel le mouvement estudiantin joue un rôle clé.
Les enseignants, personnels administratifs et étudiants diplômés qui composent l’alliance de la famille de l’UFC se donnent, en effet, rendez-vous devant la direction générale de leur université, à Dely Brahim, où ils tiendront un sit-in pour réclamer la réforme du secteur. Ces derniers « revendiquent la préservation du statut de l’UFC et refusent son intégration aux établissements universitaires normaux », a indiqué à Reporters le porte-parole de l’alliance, Djamel Maiza.
Créée en 1990 et dotée d’un réseau de 53 centres implantés à travers le pays, l’UFC est accessible par voie d’examen. Or, « la tutelle compte annuler cet examen et intégrer, par la suite, l’UFC dans l’université normale », souligne notre interlocuteur, qui rappelle que les universités de formation continue existent partout dans le monde avec leurs propres spécificités. « L’UFC a ses spécificités qu’il faut préserver et non chercher à l’éliminer », s’insurge M. Maïza, avant de dénoncer « les anomalies » qui caractérisent l’UFC depuis des années. « L’UFC est un établissement qui est sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur. Ceux qui y assurent la formation sont des enseignants universitaires, mais les diplômés ne peuvent pas accéder à des fonctions de cadres ni poursuivre des études universitaires pour avoir le master et le doctorat», regrette le même porte-parole. Avant d’ajouter qu’«ils sont des milliers de détenteurs du diplôme UFC à être surpris du rejet de leurs dossiers pour accéder aux concours ouverts par la Fonction publique ». C’est pourquoi l’Alliance réclame une équivalence des autres diplômes universitaires au niveau du ministère, car « les diplômes universitaires des études appliquées (DUEA) sont des diplômes soumis à l’approbation du ministère », explique-t-il .
La famille UFC inscrit ses doléances dans le cadre d’une réforme de l’Université de la formation continue en vue d’assurer la formation continue et la formation à la demande au profit des fonctionnaires de l’administration publique et des secteurs socio-économiques. L’Alliance appelle, par ailleurs, à l’ouverture d’une enquête sur l’octroi des bourses de stage et de formation à l’étranger, mais aussi sur la gestion du budget de la même université de la formation continue de
Dely brahim.