Les portes du département langue et culture amazighes sont restées fermées les mercredi et jeudi 6 et 7 décembre, les étudiants ayant refusé de regagner leur classe, suite à la décision à l’unanimité des parlementaires de ne pas promouvoir la langue amazighe. Cette décision est considérée par les étudiants comme inique.

 

Les étudiants qui ont manifesté au sein de l’université disent vouloir rester dans la légalité pour être entendus par les autorités compétentes, car c’est cette même autorité qui a donné le caractère national et officiel à tamazight. Selon eux, comment peut-on faire une chose et son contraire ?
Une commission de suivi qui regroupe des étudiants du département, mais aussi d’autres départements va se réunir le dimanche 10 décembre pour analyser la situation, voir s’il y a progrès, dans le sens où leurs revendications sont entendues. Dans le cas contraire, les contestataires disent avoir un plan B, qui consiste à organiser une manifestation dans chaque village des Aurès, car cette bévue dépasse le cadre de l’université, il s’agit de la langue maternelle et tous les citoyens berbérophones sont concernés.