L’association Rassemblement action jeunesse (RAJ) entame, à partir d’aujourd’hui, son université d’été, à Béjaïa, sous le slogan : «La jeunesse et la politique de l’emploi», indique-t-elle dans un communiqué rendu public.
Cet événement de trois jours, verra la participation de plusieurs acteurs associatifs, syndicaux et politiques ainsi que des experts et spécialistes en la matière, à savoir économistes, chercheurs et syndicalistes, ajoute ladite association. Y seront abordées des thématiques liées, entre autres, à «la politique économique du gouvernement, et la problématique de l’emploi», qui demeure selon le RAJ, une «préoccupation majeure, notamment des jeunes».

Le taux de chômage des jeunes, de la tranche d’âge 16-24 ans est estimé à 26,4% en avril dernier, selon une enquête réalisée par l’Office national des statistiques (ONS) sur le marché de l’emploi. Sur l’ensemble de la population au chômage, les diplômés de la formation professionnelle en constituent 25,7%, alors que le taux pour les diplômés de l’enseignement supérieur est de 24,9%, ajoute l’ONS. Ces indicateurs montrent, en effet, que les conditions d’emploi sont encore devenues plus difficiles pour la catégorie des jeunes et des diplômés. Le déficit en expérience professionnelle pourrait expliquer la difficulté d’accéder au marché de l’emploi pour les diplômés de l’enseignement supérieur, tandis que pour la seconde catégorie, l’inadéquation de la formation avec les exigences des entreprises est à l’origine de la hausse du chômage. Le RAJ pointe du doigt, les différentes «politiques économiques» adoptées par les gouvernements successifs. Ces politiques ont «constamment souffert de l’absence de visibilité et d’efficacité économique, de manque de vision et de planification à moyen et à long terme, en raison de la nature rentière de l’économie», empêchant, ainsi, l’émergence et le développement de secteurs économiques générateurs de richesses et pourvoyeurs d’emplois», observe l’association. «L’instabilité politique», a également «fortement influencé les politiques économiques», estime l’association, «ce qui a impacté le marché de l’emploi et son attractivité», ajoute-t-elle, considérant que les différents dispositifs d’emploi mis en place, principalement pour stimuler le marché de l’emploi et contribuer à la résorption du chômage, ont montré leurs «limites et failles». Ces dispositifs, comme l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et l’Agence nationale de l’emploi (Anem), sont vantés par le ministère de tutelle, car ils ont aidé à la création d’emplois au profit des jeunes. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, a annoncé récemment que près de 23 000 microentreprises ont été créées durant l’année en cours. Il a également indiqué que «100 000 postes d’emploi seront en outre créés cette année dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP), dont 65 000 dans le cadre des contrats d’insertion professionnelle et 35 000 dans le cadre des contrats de travail aidé (CTA)». <