Les enseignants de Sciences politiques de l’Université Alger 3 entament, à partir d’aujourd’hui, des pourparlers avec le recteur Rabah Cheriet.

Les enseignants de la Faculté de sciences politiques et des relations internationales de l’Université d’Alger 3 ont décidé de suspendre leur mouvement de protestation et d’entamer, à partir d’aujourd’hui samedi, des pourparlers avec le rectorat, a-t-on appris hier. Ils comptent tenir une assemblée générale, jeudi prochain, afin de décider des suites à donner à leur mouvement. «Nous avons décidé de geler notre mouvement de protestation en signe de bonne volonté et de bonne foi eu égard à l’invitation, qui nous a été adressée par le recteur de l’Université d’Alger 3, Rabah Cheriet, d’entamer des négociations avec nous à partir d’aujourd’hui», explique Louisa Aït Hamadouche, enseignante et membre du comité de suivi de la grève des enseignants de sciences politiques. «Nous prenons également note de la décision du recteur de l’Université d’Alger 3 d’installer une commission d’enquête composée d’enseignants de la Faculté de sciences politiques et de la Faculté de l’Information, même si, sur ce chapitre, nous émettons de sérieuses réserves sur la liste communiquée par le rectorat.
Nous répondons favorablement à l’invitation de l’administration du rectorat mais nous revendiquons également que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique délègue un représentant et se porte garant et des pourparlers et de l’application des décisions qui seront prises à l’issue des négociations», enchaîne Mme Aït Hamadouche.
Sur sa lancée, l’enseignante insiste sur quelques-unes de leurs revendications, dont les principales ont trait à «l’identification des commanditaires de l’agression dont les enseignants ont fait les frais. Un acte qui n’est pas spontané et qui a été perpétré par des étudiants», considère la représentante des enseignants. Les enseignants réclament globalement la « sécurisation de l’enceinte universitaire contre de tels actes » et de «sanctionner avec la rigueur qui sied les agents de sécurité défaillants».
Pour rappel, les enseignants de la faculté des sciences politiques et des relations internationales ont entamé, dimanche dernier, un mouvement de protestation, ponctué deux jours plus tard par un sit-in devant le ministère de tutelle. Jeudi dernier, les enseignants ont décidé à l’issue d’une assemblée générale de surseoir momentanément à leur action.
Nos interlocuteurs insistent sur le fait que leur mouvement de protestation n’est nullement lié à l’installation d’un bureau Cnes au sein de la faculté. Ils expliquent que la réunion avortée avait pour ordre du jour de soulever les problèmes socio-professionnels auxquels ils font face dans l’exercice de leurs missions.