Le pôle universitaire 2 Université Chadli-Bendjedid a organisé un séminaire régional sur les crimes économiques. Les orateurs qui se sont relayés ont tout d’abord définit les différentes sortes de crimes économiques comme l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et diverses autres sortes de fraudes qui nuisent à l’économie nationale tels que les formes de tricherie dans les fabrications, l’abus de confiance, le trafic d’armes à feu, la contrebande, etc. Ils ont aussi souligné que mêmes les vols, les cambriolages, les «emprunts» à l’ex-conjoint lors d’une séparation difficile entrent dans cette catégorie. Ce séminaire d’une journée est le premier du genre organisé au niveau de la faculté des sciences économiques. Il a été rehaussé par la présence du recteur, Abdelmalek Bacha-Khaznadji, du doyen de la faculté Boubaker Bahri, et de nombreux professeurs spécialisés de la chose économique des universités d’Annaba, Tébessa, Guelma et Tizi ouzou. Il a été suivi par plus de 200 étudiants des facultés des sciences économiques et gestion ainsi que des autres filières venus de la faculté centrale. De prime abord, les orateurs ont abordé les répercussions des crimes économiques sur les plans national et international. Pour sa part, le docteur Oucief Amar de l’université d’El Tarf a mis en avant la propagation de nombreux crimes économiques et leurs nombreuses relations avec le financement du terrorisme, menaçant ainsi le devenir et la stabilité de nombreux pays. A ce niveau, devait dire l’orateur, les banques sont appelées à jouer un rôle important pour lutter contre le blanchiment d’argent destiné à financer les terroristes. « Tout le monde devrait s’impliquer en mettant au-devant tous les mécanismes de lutte et de protection », a conclu l’orateur. Lui succédant, Benchikh Ammar de l’université de Guelma a donné une image frappante entre le passé et le présent des crimes économiques qui se sont développés, appuyés par d’autres phénomènes tels que la corruption ainsi que l’évasion fiscale. Il a par ailleurs développé le phénomène de la cybercriminalité qui porte préjudice à de nombreuses personnalités et de citoyens. Le docteur Hacini Ahmed s’est penché quant à lui sur la problématique du pilier moral du crime économique en indiquant que le crime dans sa définition initiale a trois facettes, légitimité, morale et juridique. Or, la loi ne tient pas compte des intentions mais des faits accomplis. Ainsi donc, plusieurs accusés principaux échappent à la justice. Le séminaire s’est achevé par des recommandations visant à minimiser ce phénomène et donner les mécanismes adéquats de lutte en engageant tous les moyens pour faire échec surtout au terrorisme.
M. B.