L’Union générale estudiantine libre (Ugel) conteste l’autorisation accordée par la Direction de l’université d’Alger 2 au président du parti Jil Jadid, Sofiane Djillali, pour animer une conférence débat samedi dernier.

Dans un communiqué rendu public hier, l’organisation estime que l’université n’est pas le lieu approprié pour faire la promotion des idées politiques. «L’Ugel dénonce l’autorisation accordée par le secrétaire général de l’université Alger 2 au président du parti Jil Jadid, Sofiane Djillali, pour animer une conférence débat au moment où les étudiants sont interdits de faire une quelconque activité», lit-on dans le communiqué. Il ajoute : « L’université est faite pour la diffusion du savoir et non pour faire la promotion des idées politiques ou de s’opposer au président de la République. » Selon l’Ugel, le président de Jil Jadid n’a qu’à descendre dans la rue s’il veut convaincre les citoyens de l’opportunité de sa politique et de l’opposition au pouvoir qu’il mène. «Celui qui veut s’opposer au président de la République ou convaincre les citoyens de boycotter les élections n’a qu’à descendre dans la rue », indique l’Union générale estudiantine libre. Enfin, l’organisation demande aux hautes autorités du pays d’intervenir pour sanctionner toutes les personnes impliquées dans l’octroi de l’autorisation à Sofiane Djillali. « L’Union générale estudiantine libre appelle les responsables de l’Etat à agir pour punir ceux qui sont derrière l’organisation de cette conférence et éviter de nouvelles dérives dans le futur », affirme la même source. Connue pour sa proximité avec les partis islamistes (MSP et TAJ), l’Ugel s’est toujours opposée aux organisations et associations qui ne partagent pas sa vision.