L’affaire de l’agression du doyen de la faculté des sciences économiques et sciences de gestion de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira a connu un nouveau rebondissement.

En effet, les douze étudiants mis en cause dans cette affaire et placés sous contrôle judiciaire ont procédé à leur tour, selon une source sûre, à un dépôt de plainte contre le doyen pour « incitation à la violence, coup et blessure volontaire et menace », a-t-on indiqué. Le tribunal de Bouria a été saisi sur ce dossier, a ajouté la même source. Un étudiant qui était parmi le groupe ayant séquestré le doyen avait été blessé le jour même et le médecin légiste lui a prescrit une incapacité de 30 jours, a-t-on révélé. Dans leur plainte, les étududiants ont ouvertement accusé le doyen d’avoir « fait appel à d’autres étudiants et même des extras pour s’en prendre à eux ». Il faut préciser que les accusés ont été exclus par la direction de l’université pour une durée de deux ans. Ces faits ont suscité une vive réaction des enseignants et même des étudiants qui ont condamné la recrudescence des actes de violence au sein de l’université. La situation est parfois incontrôlable ont fait savoir des étudiants déplorant la dégradation des conditions de sécurité.  La section du conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) a dénoncé dernièrement cette situation en appelant l’administration à la fermeture des bureaux mis à la disposition des organisations estudiantines au sein du campus.