Ils sont 9 250 Algériens à avoir demandé l’asile en 2017 dans les pays de l’Union européenne (UE), indique le rapport d’Eurostat, l’organisme européen des statistiques, rendu public ce week-end.
Le document précise que la France est le premier pays de l’UE destinataire de ces demandes, avec  2 995 demandes enregistrées en 2017

, soit plus de 30%. En deuxième position on trouve l’Allemagne, avec 1 950 demandes, suivie par l’Espagne avec  1 140. Le rapport note également que 890 Algériens ont effectué une demande d’asile aux Pays-Bas, 755 autres en Grèce, 220 en Autriche, 210 au Royaume-Uni, 190 en Slovénie, 160 au Luxembourg, 145 en Italie, 130 en Suède ou encore 80 en Belgique.
Le reste des demandes d’asile émanant des Algériens est réparti comme suit : l’Irlande (80), le Danemark (80), la Croatie (70), la Finlande (55) la Bulgarie (25), la Hongrie (25), le Portugal (20), la Pologne (10), la Roumanie (10), la République Tchèque (5), Malte (5) ou enfin la Slovaquie (5). Le rapport note, par ailleurs, que Chypre, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie sont les seuls parmi les 28 pays de l’Union européenne à n’avoir reçu aucune sollicitation d’asile de ressortissants algériens en 2017.
Avec ces chiffres, les Algériens arrivent les premiers au Maghreb suivis par les Marocains (7 805), puis les Tunisiens (1 805) et, enfin, les Libyens (4 440) et les Egyptiens (4 455). Les Sahraouis, quant à eux, ont formulé 1 075 demandes. Les Syriens demeurent tentés par les demandes d’asile dans les pays de l’UE. Ils sont 102 415 à déposer une demande d’asile suivis par les Irakiens (47 560) et les Afghans (43 760).
Il y a lieu de noter que les demandes d’asiles émanant des Algériens ont très peu de chance d’avoir une réponse favorable des gouvernements des pays membres de l’UE. La raison ? Pour ces pays, l’Algérie n’est pas un territoire à risque. Autrement dit, les demandeurs n’y risquent pas leur vie ou ne subiront pas des mauvais traitements s’ils retournent dans leur pays.
Souvent, les demandeurs d’asile évoquent des persécutions, des menaces et mêmes un danger de mort pour motiver leurs demandes d’asile. La plupart des demandeurs d’asile algériens arrivent en Europe via des embarcations de fortune ou par visa touristique. Pour minimiser leur nombre, les services consulaires français en Algérie ont procédé, cette année, à la réduction du nombre de visas touristiques accordés aux Algériens. C’est dans ce cadre qu’on a supprimé toutes les facilités accordées à certaines catégories professionnelles, parmi lesquelles les journalistes, avocats et dentistes.