La Commission européenne et le haut représentant ont adopté une communication conjointe proposant un nouvel agenda pour la Méditerranée, pour relancer et renforcer le partenariat stratégique entre l’Union européenne et ses partenaires du voisinage méridional, a indiqué mardi un communiqué de la commission. Ce nouvel agenda repose sur «la conviction que c’est par la coopération et dans un esprit de partenariat que les défis communs peuvent être transformés en des opportunités à saisir, dans l’intérêt mutuel de l’UE et des pays du voisinage méridional», selon le communiqué. Il comprend un plan économique et d’investissement visant à stimuler la reprise socio-économique à long terme dans le voisinage méridional. Dans le cadre du nouvel instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI) de l’UE, jusqu’à 7 milliards d’euros pour la période 2021-2027 seraient alloués à sa mise en œuvre, qui pourrait mobiliser jusqu’à 30 milliards d’euros en investissement privé et public dans la région au cours de la prochaine décennie, indique le communiqué.
Le haut représentant et vice-président, Josep Borrell, a souligné que «cette communication envoie un message crucial sur l’importance que nous attachons à notre voisinage méridional. Un partenariat méditerranéen renforcé reste un impératif stratégique pour l’Union européenne». «Pour faire face à ces défis, nous devons renouveler nos efforts mutuels et agir en étroite coopération, en tant que partenaires, dans notre intérêt à tous. Voilà l’objectif poursuivi par ce nouvel agenda», a-t-il ajouté. Le commissaire au voisinage et à l’élargissement, Olivér V?rhelyi, a, pour sa part, indiqué qu’«à travers le partenariat renouvelé avec le voisinage méridional, nous présentons un nouveau départ dans nos relations avec nos partenaires du Sud. Fondé sur des intérêts communs et face à des défis communs, il a été pensé en coopération avec nos voisins». Il a révélé que l’Europe souhaite contribuer directement à une vision à long terme de la prospérité et de la stabilité dans la région, en particulier dans le cadre de la reprise économique et sociale qui fait suite à la crise de la COVID-19. «Grâce à un dialogue étroit avec nos partenaires, nous avons recensé un certain nombre de secteurs prioritaires, qu’il s’agisse de générer de la croissance et de créer des emplois, d’investir dans le capital humain ou de bonne gouvernance», a-t-il indiqué. «Le nouvel agenda tire parti de l’ensemble des instruments de l’UE et propose d’unir nos forces pour lutter contre le changement climatique et accélérer les transitions écologique et numérique, qui vont de pair et offrent un véritable potentiel, de renouveler notre engagement en faveur de valeurs communes, de nous pencher ensemble sur la migration et les déplacements forcés, et de renforcer l’unité et la détermination de l’UE, de ses Etats membres et des partenaires du voisinage méridional à promouvoir la paix et la sécurité dans la région méditerranéenne», a-t-il ajouté. En 1995, la déclaration de Barcelone a lancé le partenariat euro-méditerranéen dans le but de créer un espace de paix, de prospérité partagée et d’échanges culturels et humains. La dernière révision de la politique européenne de voisinage a eu lieu en 2015. Le nouvel agenda pour la Méditerranée orientera la politique de l’UE à l’égard de la région et la programmation pluriannuelle dans le cadre de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI) aux niveaux régional et bilatéral. L’UE procèdera à une révision à mi-parcours de la communication conjointe d’ici à 2024. n