Lors de son congrès extraordinaire tenu ce jeudi, l’Organisation nationale des promoteurs immobiliers (ONPI) a désigné Maâmar Boumdal nouveau président, à la place de Mhamed Sahraoui, élu lors du congrès constitutif de l’ONPI il y a un an.

En effet, le promoteur immobilier connu pour la construction de résidences, surtout dans la capitale, semble payer cash le gel de son agrément suite à l’effondrement d’un immeuble qu’il avait construit à El Achour (Alger). Organisé sous le thème « La gestion immobilière en Algérie, que faire ? », le congrès national extraordinaire de l’ONPI, qui a réuni plus de 200 participants sur les 1 600 adhérents parmi près de 6 000 promoteurs (27%), a proposé d’actualiser les indices des prix des matériaux de construction, d’ajuster ceux de réalisation du logement et de concilier les prix de réalisation avec ceux de la vente. Mme Bouhired Houria, secrétaire générale de l’organisation, a relevé dans ce sens que le prix du logement social n’avait pas varié depuis 2009 alors qu’entretemps, le salaire minimum garanti (Snmg) est passé de  12 000 DA à 18 000 DA et que les coûts des matériaux de construction ont presque doublé. «La question n’est pas de supprimer les mesures sociales ou de les réduire, mais de concilier les intentions généreuses avec les obligations de résultats », a-t-elle jugé. Par ailleurs, elle a estimé que l’obligation des promoteurs immobiliers d’assurer la gestion des logements durant deux ans après leur réception par les propriétaires devrait concerner tous les bâtis afin de protéger le patrimoine immobilier du pays, en insistant sur le rôle des administrateurs immobiliers. Selon elle, les mesures d’abattement fiscal sont, en réalité, « fictives » car si le promoteur bénéficie d’un abattement de 80% du prix du foncier avec obligation de vendre ses logements à un prix fixé par l’Etat, les prix des matériaux de construction ont, cependant, flambé sans que les prix de cession des logements sociaux participatifs (LSP) ne soient actualisés. Le promoteur, a-t-elle poursuivi, qui est autorisé à vendre une partie des surfaces commerciales au prix du marché, est soumis, en plus, à une taxe foncière qui annule, selon elle, le gain attendu de l’abattement. L’ONPI a aussi suggéré l’instauration d’une assurance-entretien du bâti et la formation des jeunes dans les métiers liés à l’immobilier (maçonnerie, peinture, charpenterie, jardinage…).