Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, préside aujourd’hui lundi une session ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA), consacrée à l’examen de la situation au Mali. Cette réunion aura pour objectifs d’examiner les récents développements et passer en revue les conclusions du Groupe de soutien à la transition tenu à Lomé le 8 mars 2021, explorer les voies pour l’UA de soutenir les réformes électorales et constitutionnelles et considérer la contribution de l’UA pour des élections pacifiques, inclusives, transparentes et crédibles. La session ministérielle discute également des voies pour l’UA de contribuer à la mise en œuvre rapide de l’Accord de paix et de réconciliation, issu du processus d’Alger, et des mesures concrètes pour améliorer la situation sécuritaire, restaurer l’autorité de l’Etat, fournir les besoins sociaux de base et lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Après huit mois passés dans la période de transition devant durer 18 mois, le Conseil National de Transition au Mali a adopté en février 2021 le plan d’action et la feuille de route du Gouvernement centrées sur l’amélioration de la sécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat, faire face aux besoins sociaux, des réformes institutionnelles et la tenue d’un référendum constitutionnel et d’élections législatives, présidentielles et locales. En parallèle, le Comité de suivi de l’accord de paix et de réconciliation a tenu une réunion historique à Kidal le 11 février 2021 qui traduit l’attachement de tous les participants à l’unité du Mali.
En décembre 2020, une feuille de route pour la mise en œuvre de l’Accord d’Alger a détaillé les actions à mettre en application. Etant donné l’importance de la stabilisation du Mali pour la paix et la sécurité de l’ensemble du Sahel, le CPS doit rester mobilisé pour consolider les avancées enregistrées dernièrement. Les relations algéro-maliennes sont excellentes et séculaires et sont caractérisées par les liens d’amitié, de solidarité, de coopération et de bon voisinage, comme l’atteste la dernière visite d’amitié et de travail effectuée en Algérie, les 13 et 14 mars 2021, par M. Bah N’Daw, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali.
En sa qualité de pays frontalier et chef de file de la médiation internationale, l’Algérie est totalement engagée aux côtés du Mali pour assurer la pleine mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation. Dans ce cadre, l’Algérie préside le Comité de Suivi de la mise en œuvre de l’Accord qui est considéré comme la seule option pour préserver l’intégrité et la stabilité du Mali. L’Algérie affiche aussi sa pleine disponibilité à accompagner les autorités maliennes pour réussir le processus de transition en cours. Elle œuvre également dans le cadre du groupe de soutien à la transition au Mali, créé par le CPS, pour coordonner le soutien internationale à ce processus. L’Algérie est, également, attachée au renforcement de la coopération algéro-malienne dans tous les domaines et contribue au renforcement des capacités de ce pays voisins pour faire face aux nombreux défis sécuritaires qui menacent toute la région. Elle s’attèle également, dans ce cadre,au renforcement du Comité opérationnel conjoint (CEMOC) en tant que mécanisme régional de coordination contre les menaces sécuritaires. Les relations entre l’Algérie et le Mali sont encadrées par un ensemble de mécanismes qui contribuent à lui donner son caractère exemplaire : Grande Commission Mixte de coopération, Commission frontalière commune, Commission mixte de sécurité, Commission stratégique bilatérale et consultations politiques.