A l’occasion de la célébration de Yennayer, le nouvel an amazigh, un concert de chants et musiques amazigh, regroupant des chanteurs avec l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih, a été animé dimanche dernier, sous la baguette du maestro Amine Kouider. Le concert intitulé «Yennayer, une symphonie amazighe », a été marqué par l’interprétation de chants puisés du terroir amazigh alliant plusieurs styles musicaux notamment targui, kabyle, chaoui et mozabite, rapporte l’APS. Dans le genre targui, Djamila Moussaoui a interprété « Tima wadine » (Les jeunes de mon pays), une chanson culte, accompagnée par des musiciens qui ont rendu également une pièce (instrumental) Tineri (Sahara). Pour sa part Nadia Guerfi, interprète de chants des Aurès, a brillamment rendu « Akerd Anouguir » (Allons-y) et « Ghers lmal » (Il est aisé), une chanson du répertoire chaoui, reprise par de grands noms de la chanson algérienne dont Chebba Yamina. Pour le chant m’zabi, l’Orchestre a accompagné des chansons interprétées par Mohamed Anis Hadjouja, alias Aghlane, qui a également repris « Laci neswa tamurt-u nnegh » d’Abdelwahab Fekhar et « Ayanouji» (Mon bébé) d’Adel M’zab.  En quatrième partie de cette soirée émouvante, l’orchestre a exécuté plusieurs pièces de musique kabyle comme « cfigh amzun d id’elli » (Je me souviens comme si c’était hier), un solo exécuté par le grand violoniste Ahmed Bouifrou et «Djurdjura », autre œuvre musicale signée Abdelouahab Salim. Pour sa part, Zoheir Mazari a interprété « Amedyaz » (Le poète), une chanson d’Idir en hommage à Mouloud Mamameri et « Axam daccu ikewghen », un tube d’Akli Yahiatène. La soirée s’est clôturée en apothéose avec un vibrant hommage à Djamel Allam, où l’orchestre a brillamment rendu
« ur ttru » (Ne pleure pas), une des célèbres chansons de l’artiste disparu en septembre 2018.