Encore une grande nation, encore de grands noms qui manqueront au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe du monde. Après la sortie de l’Argentine de Lionel Messi et du Portugal de Cristiano Ronaldo, c’est au tour de l’Espagne du non moins légendaire Andrès Iniesta de quitter la compétition.

Hier, au stade Luzhniki de Moscou face à la Russie, les Espagnols ont possédé, dominé mais n’ont pas gagné. N’ayant pas pu faire la différence lors du temps réglementaire ni en prolongations (1/1), la « Roja » a sombré lors de la série fatidique des tirs au but voyant Koké et Aspas rater leurs tentatives stoppées par Akinfeev. La roulette russe a été fatale pour les champions du Monde 2010.

Comme un symbole, Andrès Iniesta, qui a débuté sur le banc, a voulu prendre son destin en mains en transformant le premier tir au but. A ce moment, le « Don » ne savait certainement pas qu’il vivait ses derniers instants en carrière internationale. Lui qui avait prévu de prendre la retraite après ce Mondial. Des regrets, il en aura certainement quand il repensera à ce duel face au pays organisateur. Tout avait idéalement commencé pour les Ibères qui ont réussi à ouvrir le score sur un contre son camp d’Ignachivitc dès la 11e minuteh. Les coéquipiers de Sergio Ramos, qui a égalé Iker Casillas au nombre de matchs disputés (17) en Coupe du monde, ont dominé la partie en long et en large.
Ils semblaient la tenir parfaitement en main grâce au monopole du ballon. Lors de ce duel contre la « Sbornaïa », la sélection double championne d’Europe (2008 et 2012) a établi un record de passes avec un total de 1114 transmission et 79% de possession. Stérilements puisque cela n’a pas été suffisant contre des Russes qui ont su subir sans rompre une nouvelle fois. Le but égalisateur de Dzyuba juste avant la pause (41’) sur penalty était, le moins que l’on puisse dire, un tournant.

Piqué n’arrange pas son cas
Ce penalty fera certainement parler. Tout autant que le limogeage de sélectionneur Julen Lopetegui et la guigne face au pays hôte. C’était la 4e fois que la « Selección » se fait sortir par la nation organisatrice en CDM après l’Italie en 1934, le Brésil en 1950 et la Corée du Sud en 2002. La faute de main de Gerard Piqué fera certainement parler.
Le défenseur du FC Barcelone avait suscité la polémique lors de la crise entre le gouvernement espagnol et la Catalogne. Il avait notamment plaidé pour l’indépendance de la région. Une prise de position qui avait poussé certains à demande sa mise à l’écart de l’équipe nationale.
Quelques mois plus tard, le voilà à disputer le tournoi planétaire et commettre une erreur qui coûte la qualification. Une main qui a aussi mis un terme brusque à la carrière de son compatriote Iniesta.
A 34 ans, le buteur de la finale de Coupe du monde 2010 face aux Pays-Bas, a joué hier son 131e et dernier match avec la tunique espagnole. Cette élimination fera couler beaucoup de larmes et d’encre dans la péninsule ibérique.