Il n’est jamais trop tard pour bien faire. La preuve nous est parvenue, avant-hier, à partir de Tamanrasset, du ministre des Mines, Mohamed Arkab. En rappelant la nécessité de respecter le cahier des charges lié à l’exploitation artisanale de l’or, le représentant du gouvernement a abordé un sujet sensible.
Cette ressource minière est effectivement victime depuis longtemps de l’anarchie dans son exploitation artisanale. Un laisser-aller qui a transformé la partie Sud de l’Algérie en un terrain conquis par tous les orpailleurs. Le nombre de ces derniers augmentait de plus en plus avec les années. L’exploitation anarchique de l’or a ainsi eu des conséquences très néfastes, que ce soit sur les ressources elles-mêmes ou encore sur l’environnement. Cela ne pouvait pas, cela ne devait pas continuer. La sonnette d’alarme devait être tirée surtout que la contrebande de l’or est devenue prospère dans la région.
Evidemment, la prospection dans un cadre légal de cette ressource minière aura des retombées bénéfiques sur l’économie nationale. C’est avant tout une action pour renforcer la politique de diversification des ressources hors-hydrocarbures. Un chantier sur lequel le gouvernement actuel table énormément. Les promesses ont déjà été lancées, il faut maintenant les concrétiser.
Encadrer l’exploitation artisanale de l’or est ainsi très important sur le plan économique et environnemental. Mais c’est également une question de sécurité nationale. Cette ruée vers l’or constatée dans la région Sud du pays est effectivement devenue un terrain que veulent conquérir les contrebandiers et les membres des groupes de la criminalité organisée. Avec l’instabilité régnant sur les frontières sud du pays, le danger n’a pas cessé de grandir. A cela il faut ajouter les alliances entre les trafiquants et les groupes terroristes, dont la puissance, loin d’être spontanée, a transformé la région en une véritable poudrière. C’est indéniable, la souveraineté c’est aussi la protection des ressources minières.