Par Bouzid Chalabi
Dans la perspective d’étendre et d’accélérer la campagne de vaccination contre le virus Covid-19, le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid a décidé d’organiser une journée nationale de vaccination qui coïncide avec la prochaine rentrée sociale. «Le département de la Santé mise sur la conscience et le sens de la responsabilité des citoyens pour faire de cette initiative un succès», indique le ministre dans un communiqué rendu public hier.
Certes, il faut reconnaître que cette initiative est des plus louables dans le sens où elle pourrait convaincre tous ceux et celles qui affichent encore un scepticisme à l’idée de se faire vacciner, sans omettre de citer dans la foulée les jeunes qui refusent l’inoculation. De plus, il est admis que pour se mettre à l’abri d’un regain de contaminations dans le pays, la vaccination reste le seul moyen en mesure d’y arriver, en atteignant un taux élevé de personnes vaccinées parmi la population d’ici au moins la fin de l’année. Autrement dit, atteindre une immunité collective à même de faire barrière à la prolifération d’un virus «dont le variant Delta est des plus virulents», alertent les épidémiologistes. Partant de cette donne, il devient plus qu’impératif de booster la campagne nationale de vaccination et d’engager d’autres stratégies pour vacciner un maximum de personnes.
Sur ce dernier point, on peut considérer qu’un pas a été franchi à travers l’organisation prochaine d’une journée nationale de vaccination, qui verra l’implication d’un nombre accru de ministères et d’institutions gouvernementales sans oublier la société civile. Et où tout un chacun ne va certainement pas lésiner sur les moyens afin d’assurer le succès de cette journée. En effet, il s’agira de renforcer les effectifs consacrés à cette opération si l’on veut que cette démarche se solde par des résultats très encourageants. En d’autres termes, dépasser largement la moyenne actuelle de personnes vaccinées au quotidien, soit dit en passant, les 270 000 inoculations par jour selon un rapport de l’Institut Pasteur d’Algérie.
Pour rester dans ce même ordre d’idées, il ne serait pas trop exagéré d’avancer le chiffre de plus de 500 000 personnes vaccinées pour la seule journée nationale de vaccination. En somme, en faisant le total des personnes vaccinées jusqu’ici et celles à venir avant la rentrée sociale, tout en ajoutant l’ensemble des corps des enseignants des trois paliers scolaires ainsi que ceux de l’enseignement supérieur qui vont être vacciné comme l’a instruit le président de la République, la barre des 15 millions de concitoyens inoculés contre la Covid-19 peut être atteinte. Un pari difficile mais qui reste du domaine du possible dans la mesure où le pays va disposer des quantités nécessaires de doses de vaccin. Toujours dans ce même sillage, les autorités sanitaires du pays visent les 20 millions de personnes vaccinées d’ici la fin de l’année. Un objectif qui reste à notre portée dès lors où devrait intervenir, dans quelques semaines, l’entrée en production locale des vaccins chinois Sinovac et russe Spoutnik.
En définitive, l’immunité collective, que nos autorités sanitaires cherchent à atteindre, est seule à même de mettre à l’abri les populations d’une forme plus virulente de la Covid-19, la course contre la montre est lancée.