Les agitations d’Ali Benhadj ne seront plus tolérées par les autorités. Une instruction «confidentielle» du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, transmise par le chef de cabinet de la présidence de la République aux responsables des services de sécurité, confirme l’interdiction à Ali Benhadj de toute activité publique.

Le numéro 2 de l’ex-FIS, selon les termes de l’instruction, tombe sous le coup de cette interdiction pour cause de « ses prises de parole dans des fêtes et des enterrements de membres des familles d’anciens cadres du parti dissous », où il développait, selon El Khabar qui a rapporté l’information, « un discours incitatif », remettant en cause les mesures prises contre lui. La même instruction précise qu’il est mis fin, désormais, « aux multiples déplacements dans les villes de l’intérieur du pays d’Ali Benhadj ». Les services de sécurité sont tenus, selon les termes de l’instruction confidentielle « chacun dans le cadre de ses missions d’interdire à Ali Benhadj l’accès à une ville en dehors de la capitale », dans le but de « préserver l’ordre public». La note a rappelé que la décision d’interdire à Ali Benhadj l’accès aux mosquées, à l’échelle nationale, excepté celle du quartier de sa résidence, à savoir Cité El Badr, est toujours en vigueur. Ajoutant : Benhadj « est interdit de prise de parole et de discours dans cette même mosquée ». Selon toujours El Khabar, une copie de l’instruction a été adressée au Premier ministre, au vice-ministre de la Défense, au ministre de la Justice et à celui de l’Intérieur.
A rappeler qu’Ali Benhadj a purgé une peine de 12 ans de prison durant les années 1990. Il n’a pas cessé depuis sa sortie de prison, en 2003, ses activités politiques publiques.