La visite de travail et d’inspection effectuée mardi dernier à Tlemcen par la ministre de la Poste, des Technologies et du Numérique, Houda Feraoun, a été « émaillée » par un incident d’ordre protocolaire. Le couac s’est produit à Aïn Kebira (Nedroma) où la ministre devait procéder au lancement des travaux du projet de réalisation de la liaison à fibres optiques (12 km).

Après la présentation de la fiche technique, Houda Feraoun a été invitée à monter sur une estrade aménagée par l’APC pour donner le coup d’envoi officiel avec un drapeau. L’illustre hôte a été suivie sur l’échafaudage par le wali et le P/APW ainsi qu’une députée (RND). Mais sitôt montés sur l’estrade que celle-ci a cédé en entraînant dans sa chute le P/APW tombé à la renverse. Comme par miracle « protocolaire », la ministre et le wali quant à eux ont échappé in extrémis à cette chute devant le public. D’autant que Houda Feraoun devait être le lendemain (mercredi 27 juin 2018) aux côtés du Premier ministre Ahmed Ouyahia pour la cérémonie d’ouverture à Alger du sommet international des villes intelligentes (Smart Cities).
Le premier responsable a tenté de sauver les meubles et par ricochet la face mais en vain. La scène, elle, n’a pas échappé aux jeunes de Aïn Kebira présents à la cérémonie, qui brandissaient ostensiblement leurs Iphones et Smartphones. Les « journalistes » citoyens étaient plus nombreux ce jour-là que les membres de la presse locale accrédités. Cette intrusion médiatique anarchique remet sur le tapis la nécessité du port d’un badge « Presse » à l’occasion de visite officielle ; une mesure qui permettra, d’une part, l’identification des journalistes et correspondants invités pour la couverture, d’autre part, facilitera le travail des professionnels de l’information (presse écrite, radio, chaînes de télévision). Au lieu de cette estrade encombrante et fragile, on aurait pu embarquer la ministre à bord de la machine traceuse qui trônait sur la place, d’où elle pouvait aisément donner le coup d’envoi. Facebook aidant, cet incident ne manquera pas d’avoir des suites en termes de responsabilité, en l’occurrence le P/APC de Aïn Kebira et son chef de parc, abstraction faite du chef de protocole de la ministre et celui du wali qui auraient dû veiller pour la circonstance à la sûreté et la viabilité de l’estrade en question, sans oublier le rôle préventif de la Protection civile.E. H. T.